Strange Cantbury


 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Staff annonce avec regret la fin de Strange Cantbury.
Nous vous remercions tous de votre présence, de votre inscription.
Nous sommes a disposition pour n'importe quelle question.
Un message vous sera envoyé à chacun d'entre vous, et un topic sera ouvert, par rapport à ce sujet.
Nous sommes désolées, Invité
mais le forum est actuellement en hiatus.

Partagez | 
 

 Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'

Aller en bas 
AuteurMessage
Satine P. Myers
    I scratch, I bite, I kill, I just play

avatar

Messages : 510
Date d'inscription : 31/07/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
80/100  (80/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Dim 16 Aoû - 1:39

"Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes"






    James Brighton. Le regard méfiant, le dos trop droit pour que cela soit naturel, les mains repliées sur une canne à pommeau blanche, il me toisait du haut de son cadre doré, au dessus de la cheminée. Qui était-il, je l'ignorais. Ce qu'il fichait là, cela m'importait peu. C'était probablement un prétendu comte qui vivait là il y a bien des années. Un homme, trop fier et trop orgueilleux pour admettre qu'il ne fut en réalité qu'un vieux riche casanier et solitaire. Et cela, rien qu'en connaissait son nom, gravé sur une plaquette de marbre clair en dessous du tableau.
    Avachie dans ce vieux fauteuil râpé et poussiéreux à la teinte très vaguement rougeâtre, je fixais avec ennui ce qui était supposé être mon salon. Les rideaux étaient ouverts, laissant entrer quelques rayons de soleil, qui rendaient la pièce étonnamment blanche et lumineuse. Elle semblait ainsi plus vide que jamais. Une console de chêne foncé était poussé dans un coin, assortie au parquet sombre, surmontée d'un miroir rayé, et qui faisait face à la cheminée de marbre, à mon cher fauteuil, et à ce très estimé James. Ce manoir, je l'avais pourtant choisi, parmi toute la zone Nord de Cantbury. Ce manoir était le plus grand de la ville, le plus riche de tous, et le plus vide. Au fond, peut-être était-ce celui ci que j'avais gardé en raison de cette ressemblance qui nous rapprochaient.
    Me rendant soudain compte des sottises qui fusaient malgré moi dans mon esprit, je poussai un soupir las, encore un peu plus écrasée par cet ennui infernal qui me rongeait de l'intérieur.


    -James, James, James, susurrais-je. Vous finirez par me perdre Darling.

    Adressant un sourire narquois à la peinture, je m'enfonçai encore un peu plus dans le coussin du siège, me retrouvant presque allongée.
    Ce manoir était finalement peut-être ce qui m'était arrivé de mieux jusqu'ici. C'était la seule chose vraiment concrète que j'avais. Ces démons ne sont rien, il est facile de les perdre. Cette pétasse n'avait qu'un tour de passe-passe à faire, et ils disparaissaient comme ils étaient apparus.
    Cela faisait déjà quelques mois que je la connaissais - bien que connaître ne soit pas le mot le plus approprié pour qualifier notre relation - et j'avais pu très largement constater de quoi Ellana était capable. Une pétasse, oui, mais relativement douée, je me devais de l'avouer.
    Cela, je l'avais compris depuis notre première rencontre. Rencontre que j'aurais bien volontiers oublié. J'avais de nombreuses fois tenté de l'enfouir dans un trou noir, à l'instar de tous mes anciens souvenirs, mais non, elle restait là, gravée à jamais dans ma mémoire tourmentée. Celle-ci avait acquit, avec les années, l'étrange, et indéniablement utile, faculté de se remémorer le moindre détail de mon existence depuis le Silly's. Peut-être était-ce en raison du fait qu’elle était vierge ? L'on dit que les petits enfants apprennent beaucoup plus vite que leurs aînés. Était-ce également valable pour ma personne ? C'était probablement la raison pour laquelle je me souvenais avec une rare exactitude de cette scène, cet épisode que j'avais déjà revu, en rêve, ou plutôt en cauchemar.
    Un jour pourtant d'apparence habituelle, au centre ville de Cantbury, assombri sous une oppressante couche de nuages grisâtres, perpétuel temps anglais, froid et humide. La nuit était déjà tombée depuis quelques heures, une nuit sans étoile, comme toujours...
    Une cape de feutre noire glissée sur les épaules, je filai dans les rues. Mon but ? Il n‘y en avait guère, comme toujours, à l’éternelle recherche de l’indice qui changerait tout. Cet élément qui m’aiderait, celui qui plierait ces misérables à ma merci. Lassée par la vue de ces inconnus qui flânaient toujours dans le centre, je changeai de direction, privilégiant une rue déserte.


    -Hé ! Mademoiselle !me héla soudainement une voix dans l’ombre.

    Je levai la tête. Apparemment, la solitude que j’avais espéré n’était pas au rendez-vous. Une bouteille de vodka à moitié entamée à la main, il riait sans raison seul ... et pitoyable. Je caressai avidement la lame argentée du poignard dont je ne me séparais jamais, un demi-sourire dissimulé dans le noir.
    Sans quitter le sol des yeux, je devinai qu’il s’était approché de moi. Je ne le vous cacherai pas : il n’aurait jamais dû. Mais je ne suis point à l’origine de la bêtise humaine après tout.


    -Tu sais qu’il faut répondre quand on te parle chérie ? gloussa-t-il.

    Ne niez pas, il l’avait cherché. Ce fut donc cette ultime réplique qui me fit réagir. Me retournant vivement vers lui, je pressai mon avant bras sur sa gorge, de manière à ce qu’il se retrouve entre le mur, et moi. Quelques secondes s’écoulèrent, lui, les larmes aux yeux, s’étouffant à moitié, moi, arborant une mine presque compatissante, et carrément moqueuse. Je me réservai cependant de tout commentaire, considérant une agonie de plusieurs minutes comme une mort plus distrayante sans un bruit pour la gâcher.
    Mais déguster la scène des yeux sans un son n’était apparemment le programme que le destin m’avait réservé ce soir-ci. Et par destin, j’entends bien sûr Ellana. La résonance de ses pas, s’élevant peu à peu à mon ouïe, mais qui ne me fit pas pour autant cesser mon geste. Je sentais cette présence approcher, mais je l’ignorai, concentrée sur les traits de cet homme qui avait osé me défier. Lorsque les pas devinrent trop forts, donc trop proches, je compris que je n’avais plus le choix. Un soupir d’agacement, le couteau, un coup vif dans le ventre, et c’était déjà terminé.
    Je fis volte-face, furieuse. Je ne savais pas qui cette jeune fille était, mais elle allait payer cher pour ce dérangement.

_______________________
Please come now, I think I'm falling. It seems I found the road to nowhere, and I'm trying to escape... Creed




Dernière édition par Satine P. Myers le Dim 16 Aoû - 14:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana Harlington

avatar

Messages : 609
Date d'inscription : 01/08/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
50/100  (50/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Dim 16 Aoû - 11:06

[Je commence directement par le flash back]

Je venais d’arriver à Cantbury, depuis une semaine ou deux. Le temps passait étrangement vite, sans vraiment de repère. La seule chose que l’on remarquait était le recul de la progression des démons. A mon arrivée, le premier jour, ils étaient encore en train d’avancer vers le centre, s’emparant de plus en plus de la ville. Un mois de plus à ce rythme, et Cantbury n’aurait plus été qu’un repère démoniaque.

Mes pouvoirs n’avaient pas encore atteint leur potentiel maximal, mais ils s’y approchaient. Enfin, je pouvais faire ce que je voulais, lire les esprits et manipuler n’importe qui, n’importe quoi. Le plus dur était de fermer mon esprit à l’extérieur. Sans maîtrise, ce pouvoir était comme entendre sans arrêt les chuchotements. La plupart du temps, ce n’est pas agréable. Les gens pensent à leurs problèmes, aux personnes à qui ils en veulent ou qu’ils ont mis en colère, qui les ont blessés, et qui, évidemment, ont tous les torts.

Je m’approchais du centre. Pour le moment, je logeais à l’hôtel. Je ne savais pas combien de temps j’allais rester, mais je supposais que dans une semaine ou deux, les démons auront disparus de là. Avec l’aide des vampires, métamorphes et anges, cela allait être un jeu d’enfant. Les démons n’auront pas le temps d’agir, et ce petit endroit discret de la campagne allait retrouver des mains justes et peu cruelles. Je m’approchais du centre, renforçant encore et toujours mon mur intérieur.

Si bien que, lorsque j’arrivais dans le centre, à côté d’un café, et de la librairie, je n’avais pas entendu l démon. Une femme blonde, cruelle. Pourquoi cruelle ? Elle avait apparemment tué de sang froid un vieil homme, qui gisait encore au sol, se trempant dans un liquide bordeaux, son sang. A sa tête, elle n’étais pas contente que je vienne la déranger dans son jeu. Son plaisir sadique devait avoir duré longtemps, ou du moins, un certain temps. Je n’avais aucune envie de me glisser dans son esprit, et pourtant, j’étais obligée. Je devais la faire partir, la faire mourir, ou du moins, lui infliger le sors réserver aux démons. Je m’incrustais dans son esprit, et lui parlait intérieurement, en la fixant dans ses prunelles noires.

« Laisse-moi tranquille. Va- t’en. Que personne ne te revoie jamais. Retourne de la où tu viens »

Et, au lieu que Satine ne disparaisse -j’avais découvert son nom-, elle resta là, sans bouger. Enfin, elle avait un peu tressailli, mais normalement, elle aurait du disparaître en fumée. Fumée noire, opaque et poisseuse, pour être exacte.

-Qui es tu, Satine, pour rester là ? [/font]

Je réessayais à voix haute. Moins discret, mais parfois plus efficace.

-« Laisse-moi tranquille. Va- t’en. Que personne ne te revoie jamais. Retourne de la où tu viens »[/size]


Dernière édition par Ellana Harlington le Sam 1 Mai - 10:21, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Satine P. Myers
    I scratch, I bite, I kill, I just play

avatar

Messages : 510
Date d'inscription : 31/07/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
80/100  (80/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Dim 16 Aoû - 14:58

    James me regardait toujours avec sa mine hautaine, qui me faisait presque rire tant elle était dérisoire. Ratée, me permettrai-je. Son peintre avait probablement su faire des miracles sur son portrait. Ce visage m'incitai à poursuivre mon souvenir, comme un film que j'aurai mis sur pause.
    *Je devrai peut-être me faire faire mon portrait, ça ferait bien à côté de Mister Brighton* songeai-je en divaguant dans des pensées inutiles.
    Recroisant le regard du personnage, je poussai un soupir, attrapai la télécommande et recommençai mon épisode.
    Glissant mon poignard sous ma cape, j’avais replié mes doigts longs et fins sur le manche froid. J'ébauchai déjà un plan dans ma tête : m'approcher innocemment, avant de me glisser derrière elle, le couteau sous la gorge. Classique, je vous l'accorde, mais d'une terrible efficacité. Mais, soudain, contre toute attente, j'entendis - bien que le mot ne soit pas le bon pour décrire l'action - une voix, aigu et claironnante chantonner au plus profond de mon esprit :


    « Laisse-moi tranquille. Va- t’en. Que personne ne te revoie jamais. Retourne de la où tu viens »

    Cette voix était indescriptible. Comme un vent qui vous aurait soufflé des mots que vous seuls auriez été en mesure de déchiffrer, une vague d'une chaleur étouffante vous prenant à la gorge, vous bloquant toutes vos pensées.
    Quelques secondes me furent donc nécessaires pour réprimer une exclamation de surprise, mais il en allait de ma dignité. J'ordonnai donc à mon visage de se fendre avec un large sourire, à la fois intrigué et narquois. Je fis un pas sur le côté, de façon à voir ses traits de profil. Étonnamment, elle n'eut pas l'éternel, et ô combien agaçant, de se retourner vers moi. Elle n'avait pas peur, je le savais. Ou plutôt, je le devinai, mais je devinai généralement plutôt bien, alors je considérai toutes mes devinettes comme vraies.


    -Qui es-tu, Satine, pour rester là ?

    Mon sourire s'agrandit encore. Une télépathe. Intéressante, je dois dire. Peu à peu, je me remémorai des paroles de mes chers semblables, bien qu'ils ne soit en rien semblables à ma personne, à propos d'une nouvelle arrivante. Douée, paraissait-il, très douée pour renvoyer les démons en Enfer. Tant mieux, au moins je verrai à quoi ce fichu truc ressemble au moins une fois dans toute mon existence.

    -Ellana, c'est cela ? sifflai-je. Les présentations n'auront au moins pas à être faites. Je dois avouer que ta manière d'agir n'est pas des plus communes. Fascinante, si je puis me permettre. Tu constateras bien assez tôt que les miennes sont plus ... rustiques, continuai-je d'une voix parsemée d'intonations.

    Je tentai un nouveau pas sur le côté afin de me retrouver face à elle. Levant les yeux, elle plongea ses prunelles dans les miennes - moyen de concentration peut-être ? - et me soutint un regard de défi qui ne me plaisait guère.
    Sa désinvolte insolence ne faisait que réduire le temps qui lui restait à vivre dans ce bas monde, bien que, au fond, elle me distrayait.


    -« Laisse-moi tranquille. Va- t’en. Que personne ne te revoie jamais. Retourne de la où tu viens », déclara-t-elle, à haute voix cette fois-ci.

    J’eus un rire sans joie, ni moqueur, ni compatissant, ni machiavélique, juste sans couleur, sans saveur quelconque.


    -Est-ce réellement comme cela que tu les renvoies tous en Enfer ? En récitant un vers de poésie par coeur ?

    Par habitude, je jetai un bref coup d’oeil au ciel. Toujours cette noirceur, pas assez pure pour qu’elle soit comparée à de l’encre de Chine, trop embrumée, trop écrasante. Je repris en un souffle :

    -Et je suis persuadée que cela fonctionne à merveille. Te rends-tu compte ? Ces abrutis viennent de passer plus de cent ans dans un endroit infernal, atroce, à ce que l’on a bien pu me conter, et ils arrivent à s’y faire renvoyer par une gamine qui récite quelques paroles qu’elle a, au préalable, apprit par coeur. Stupéfiant, n’est-il pas ?

    Sur ce dernier mot, je fis volte-face. Employer la surprise marchait généralement plutôt bien. Comme je l’avais prévu, je glissai mon poignard sous sa gorge frêle, retenant le reste de son corps à l’aide de mon autre bras.
    Malgré tout, je n’étais pas certaine de vouloir la tuer...

_______________________
Please come now, I think I'm falling. It seems I found the road to nowhere, and I'm trying to escape... Creed


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana Harlington

avatar

Messages : 609
Date d'inscription : 01/08/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
50/100  (50/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Mer 19 Aoû - 10:36

    Alors comme ça, j'étais censée constater que ses manières étaient plus rustiques ? Mais je n'en avais pas l'intention, pas du tout. Néanmoins, j'allait devoir trouver une autre manière de la neutraliser. Et cela ne serait pas à ma manière, donc j'aurais plus de mal. Elle avait resisté par deux fois à une injonction. Personne n'avait encore réussis ce tour de force. Avait elle vraiment quelquechose de spécial ? C'était bien possible, malheureusement.


-Exact, Ellana. Je sais, que ma manière de faire est plutôt originale. Mais, tu as du le constater par toi même, c'est efficace. Combiens de tes démons sont revenus ?

    Je ne connaissais pas le nombre exact des démons que j'avais déjà renvoyés? Une bonne dizaine, surement. Peut être un peu plus, même. Je ne comptais plus, cela n'avait que peu d'importance, de toute façon. Je ne craignais rien, aux côtés de ces démons. Que pouvait ils me faire ? J'étais plus fortes qu'eux. Satine, par contre, faisait preuve d'exeption.


-Tous ont subis ce sort, aucun n'a vraiment survécu. Ils sont déstiné à rester en enfer pour toujours. Aucun moyen de retour possible pour tes congénères. Dommage, n'est ce pas ?

    Je lui lançais un petit sourire ironique, insolent. Je ne pouvais peut être pas la renvoyer en enfer, pour le moement, mais je trouverais bien un jour, non ? Tout est possible, surtout dans le monde que je connaissais. Imprévisible, il l'était. Il était aussi hors du commun. Et bien d'autres chose encore. Le Mal courrait les rues, en ces temps sombres de Cantbury. Cela n'allait plus durer, du moins, je l'espèrais.
    Tout en parlant, Satine me colla un couteau, ou plutôt poignard, au cou. Quest ce qu'elle comptais me faire avec ça ? N'était elle pas au courrant que je controlais, en plus des esprits, tout ce qui m'entourais ? Je laissais le couteau sur mon cou, et répondit tranquillement, calmement.


-Ce n'est pas stupefiant, c'est réel.

    Sur ceux, je fis se briser le poignard, et avant que les morceaux ne retombent à terre, je les lassais flotter en l'air. Pour les réduire à de la poussière volante, se baladant autours de nos visages, faisant de délicates arabesques. Je regardais Satine, qui avait lacher son emprise sur moi. Elle paraissait stupefaite. Etait ce un masque, ou elle ne s'y attendais vraiment pas ? Je profitais de cet instant de surprise pour me liberer de ses fins bras qui, voilà quelques minutes, me retenaient.


-Tu ne t'attendais pas à cela, n'est ce pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Satine P. Myers
    I scratch, I bite, I kill, I just play

avatar

Messages : 510
Date d'inscription : 31/07/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
80/100  (80/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Ven 21 Aoû - 16:13

    Plus le film avançait, plus je m'enfonçai dans mon très estimé fauteuil, et plus l'odeur de poussière se faisait sentir. Odeur à laquelle j'étais censée m'être habituée, mais la puissance du parfum était telle que dix ans vissée sur ses coussins n'auraient pas suffies à atténuer le picotement dont il résultait. Je m'efforçai de conserver les paupières closes, une déconcentration n'étant pas impossible. Voire très probable.
    La fumée noirâtre qui formait le souvenir dans mon esprit amusé et tourmenté reforma donc la ruelle sombre si clichée, ma silhouette s'élevant dans l'ombre, et celle d'Ellana. La caméra s'approcha de cette dernière, de son visage, de sa bouche, de ses lèvres, qui articulaient lentement, comme si la scène était au ralenti, des paroles obscènes, que je perçus comme si elle les avait criées au loin. Combien étaient revenus ? Peu. Ou plutôt, aucun. Personne. Pas le moindre avait été capable de résister à la poésie de la demoiselle. Et, comme pour appuyer cette putain de constatation, les lèvres d'Ellana formèrent encore des mots, espèces d'hurlements suraigus qui me percèrent les tympans comme des aiguilles.


    -Tous ont subis ce sort, aucun n'a vraiment survécu. Ils sont destinés à rester en enfer pour toujours. Aucun moyen de retour possible pour tes congénères. Dommage, n'est ce pas ?

    Je contractai chaque muscle de mon corps, une main resserrant étroitement ma cape autour de moi. Incapable de trouver une réponse qui lui ferait aussi mal, je me contentai de lui passer le poignard autour du cou. Qu'elle s'empressa bien vite de réduire en une poussière si fine qu'elle ne pourrait être comparée à celle du fauteuil.
    Je n'étais pas une sentimentale, loin de là, mais j'étais une matérialiste. Et je détestais que l'on touche à mes affaires, comme ce poignard que je gardais sur moi depuis mon arrivée à Cantbury. Relâchant mon emprise sur elle sous l'effet de la surprise, je mis un instant à réaliser.


    -Sale pu...

    Mais je me ressaisis. Je ne m'abaisserais pas aux injures, à des mots, syllabes, sons, vibrations superficielles et superflues, futiles, dont l'usage m'échappait toujours, et pour l'éternité entière.

    -Tu ne t'attendais pas à cela, n'est-ce pas ? susurra-t-elle.

    Souligner les erreurs et ses triomphes, évident pléonasme, était apparemment un talent inné, pour Ellana. Je me redressai, un dos parfaitement droit, sans fioritures, dont moi seule avait le secret.

    -Tu te glisses dans l'esprit d'autrui, tu détruis des objets à ta simple force de concentration, autre détail qui m'aurait échappé dont tu souhaiterais me faire part ? N'hésite pas très chère.

    Mais soudain, l'idée qui aurait parue criante pour n'importe qui, et que j'eus bien du mal à trouver me vint. Et, sans attendre sa réponse, qui, en réalité, m'importait peu, je fis volte-face, me retirant de cette ruelle sans âme et sans saveur. Si je ne pouvais la tuer, je pouvais la blesser plus profondément encore. La mort n'était rien, un jeu, un sourire, un éclat, un détail dérisoire, mais le mal, lui, les phobies, les peurs, elles, attaquaient bien plus. J'ignorai encore quelle était la sienne, mais je comptais bien la deviner. Je marchais vite, courant presque, de manière à la semer en un laps de quelques minutes, et qu'elle me retrouve ultérieurement.
    Ça y était. Ma première tentative était là, devant moi, dans mon champ de vision. L'adolescente qui rentrait chez elle, à une heure tardive de la nuit, ayant probablement dépassé le couvre feu imposé. M'approchant peu à peu d'elle, je fis ce que j'avais cent fois fais auparavant. L'interpeller. Attirer son attention. Glisser ma main près de son visage, agir rapidement, briser sa nuque. Observer le corps gisant sur le sol, et attendre. Attendre cette fille, attendre sa réaction, attendre ma confirmation, attendre le résultat de ce test, attendre dans cette rue déserte, attendre. Car Ellana n'était en réalité rien d'autre que cette fille étendue maladroitement sur le trottoir. Une humaine faible, et indéniablement inutile. Il suffisait de la prendre par surprise, une balle brûlante tout droit sortie d'un revolver, un coup de couteau dans le dos, un craquement de la nuque, et c'en était fini. Cette dispute puérile qu’ils osaient appeler guerre, ces démons que j’avais été chercher Dieu sait où renvoyés d’où ils venaient, et surtout que chuchotements insoutenables sur elle. La fameuse Ellana, Ô grande prêtresse venue tous les secourir.
    Je retournai le cadavre de façon à l’exposer aux yeux de ce monde fou, et m’adossai au mur face à elle, le regard impatient.

_______________________
Please come now, I think I'm falling. It seems I found the road to nowhere, and I'm trying to escape... Creed


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana Harlington

avatar

Messages : 609
Date d'inscription : 01/08/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
50/100  (50/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Mar 1 Sep - 11:43

[Désolée pour le temps de réponse, mais je subit la desinspiration chronique avec la Ell' d'ici...Mon post ne va donc pas être génial >.<]

    Satine me relacha. Apparement, son poignard devait être important à ses yeux. Elle ne pu s'empêcher de jurer. Pauvre petite démone sans self-control... Un petit sourire narquois ornait mes lèvres, je la fixai. Elle ne pourrait pas m'atteindre. Jamais. Elle ne connaissait pas mes points faibles, et même si jamais elle les touchait, elle ne le saurait jamais. C'aurait été lui faire un cadeau, et me mettre à sa portée. Lorsqu'elle me demanda si j'avais d'autre pouvoir - ce qui était, d'une certaine manière le cas- je me contentais de rire doucement. Elle se croyait peut être reine dans l'humour noir, et dns le fait qu'elle ne répondait qu'aux questions qui lui plaisait ? Très bien, elle aurait toutefois une concurente pour ce trône.

    Satine s'en alla. Je la suivais, par esprit, restant imobile, à ma place. Rien ne me ferait bouger avant d'avoir vu la raison pour laquelle elle était partie, car, ce n'était surement pas à car elle avait remarqué son impuissance par rapport à moi... En effet. Elle s'attaqua à une jeune adolescente, une quizaine d'année peut être... Morte sur le coup, ce n'étais qu'une victime de plus. Pas grand chose, enfait. Enfin, je me persoidais de cela lorsque je rejoignais la vile démone.


    -Tu crois que cela me fais quoi ? Ce n'est qu'une victime de plus. Ce n'est pas la première personne que tu tue, ce n'est pas le premier cadavre que je vois.

    Sur ce, je manipulai le corps, et le mis sur le troitoir à un endroit où il ne gênait pas la circulation motorisée, mais qui était visible.

    -A quoi cela te sers de faire cela ? Ca ne me dérange pas, tu devrais le savoir, je ne suis pas encore devenue folle?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Satine P. Myers
    I scratch, I bite, I kill, I just play

avatar

Messages : 510
Date d'inscription : 31/07/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
80/100  (80/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Ven 4 Sep - 21:29

    Je savais que la vue de cette scène vulgaire d'un corps innocent et inutile aurait procuré une sensation de délice incomparable à n'importe quel démon. Mais pas moi. Je commençai à m'impatienter, et tuer les éventuels témoins qui pourraient passer par là m'ennuyait franchement. J'avais dépassé mon quota de meurtres pour ce soir, et cette sale pétasse m'avait coupé toute envie.
    A ce propos, où était-elle ? Ellana ne pouvait pas avoir tourné les talons sans se poser de questions, retourner sagement dans son petit deux pièces du centre de Cantbury.
    Cinq. Six. Sept minutes. Lorsque le corps bougea, et qu'une voix raisonna dans l'espace noir, l'ombre encre de la nuit sans étoile ni odeur.

    -Tu crois que cela me fais quoi ? Ce n'est qu'une victime de plus. Ce n'est pas la première personne que tu tue, ce n'est pas le premier cadavre que je vois.

    Me plaquant instinctivement contre le mur sur lequel je m'étais déjà adossée, j'attendis. Même si je savais d'où provenait cette voix de crécelle suraiguë et désagréable, souvent, je le pense, synonyme de maux de tête pour quiconque reste en sa compagnie plus de quinze minutes, j'avais la stricte impression qu'elle émanait de ce cadavre putride. Je me détendis, sachant bien qu'un fantôme qui flottait sottement dans l'air ne me ferait rien.
    Elle reprit d'un ton plus incitant au suicide que jamais :


    -A quoi cela te sers de faire cela ? Ça ne me dérange pas, tu devrais le savoir, je ne suis pas encore devenue folle?


    Je patientai quelques secondes avait de donner une réponse. Lorsqu'elles fusaient naturellement de ma bouche, j'avais tendance à dire ce que je pensais. Et voilà qui n'était pas la meilleure des solutions. Pas toujours, du moins.
    Repoussant le muret à l'aide de mes doigts, je me rapprochai du corps, observant ses traits. Pas terribles, pour tout dire. Bien qu'elle fut mince et plutôt grande, sa beauté laissait fortement à désirer. Une peau à l'irrégularité effarante, des cheveux trop secs et trop ternes, ses yeux étaient encore grands ouverts, laissant apercevoir leur couleur d'un marron triste.
    Poussant un bref soupir de lassitude, je retournai son bras, histoire de voir ses ongles. Car pour moi, la beauté d'une femme réside avant tout dans ses mains. Beurk. Vernis écaillé, cuticules qui n'avaient jamais vu un semblant de pince, ongles à moitié rongés. Bon Dieu, sa mort n'était donc pas ne tragédie. Plutôt une nécessité de la plus haute importance pour la survie de ce monde infâme.


    -Cela me sert... commençai-je d'un ton léger, tout en cachant l'horreur de ces doigts au reste du monde d'un coup de pied. A te prouver la simplicité de mon geste, achevai-je. Tu as déjà fait des maths, je présume ? Alors maintenant, imagine. Cantbury doit s'élever à, à peu près, 4000 habitants, tu me suis ? Tuer un humain me prend trente secondes. Fais le calcul en multipliant avec le nombre de démons, ta petite affaire fera pas long feu.

    Je parlais tout en m'amusant avec un pan e ma cape, comme si je discutais de futilités. Généralement, les gens se laissaient facilement déstabiliser par cette attitude désinvolte. Mais je devinai bien que si Majesté Ellana avec gagné ce titre, ce n'était pas comme cela que la garde d'Altesse allait tomber.

    -Comprends bien que les démons n'attaquent pas qui ils veulent. Ils sont tout de même soumis à quelques règles. Pour l'instant en tout cas. Il fallait bien faire durer un peu la partie, non ?



_______________________
Please come now, I think I'm falling. It seems I found the road to nowhere, and I'm trying to escape... Creed


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ellana Harlington

avatar

Messages : 609
Date d'inscription : 01/08/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
50/100  (50/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Lun 14 Sep - 20:48

    Satine observa plus atentivement le corps de l'adolescente, approchant l bras froid et blanc de son visage. Cette vue la dégouta apparement, elle repoussa vivement le membre inanimé. Je ne cherchais même pas a tenter de comprendre la raison de ce rejet: Satine etais bien connue-entre autre- pour ses caprices et ses mecontentements.
    D'ailleurs, la vile démone ne daigna même pas repondre a ma premiere interrogation. Néanmoins, Satine me fit tout un petit discours, relatif à ma deuxieme question.


    -Cela me sert... . A te prouver la simplicité de mon geste,. Tu as déjà fait des maths, je présume ? Alors maintenant, imagine. Cantbury doit s'élever à, à peu près, 4000 habitants, tu me suis ? Tuer un humain me prend trente secondes. Fais le calcul en multipliant avec le nombre de démons, ta petite affaire fera pas long feu.

    Bien entendu, comme de maimtes fois auparavant, Satine n'avait pas raison. Du moins, totalement. Tuer un humain lui prenait certes 30 secondes, mais pas tuer un metamorphes. Encore moins un vampire ou meme un ange... Ses si beaux calculs partaient donc en fumee. Dommage, n'est ce pas.
    J'adressais un petit sourire mi innocent, mi moqueur à Satine.


    -Si c'est vraiment ce ue tu crois, je me dois de te corriger:" mon" affaire tiendra bien plus longtemps que ton petit jeu. Etant basé sur autre chose que la violence et le plaisir du massacre, valeurs instables- cela tiendrat et survivra a ce que tu fais subir à Cantbury.

    En effet: je ne regnais pas. Je ne m'inposait pas non plus. Ma gracieuse aide avait été solicitée.
    C'etait quasi mot pour mot ce qu'on m'avait dit, alors que je pensais partir. Apres avoir fait cadeau aux enfer d'une dizaine de pensionnaires... Permanants, en quelque sorte.
    Voilà pourquoi j'été coincée ici jusqu'à ce que Satine soit à son tour tuée, et par la même occasion libere les autres de son joug protecteur
    ....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Satine P. Myers
    I scratch, I bite, I kill, I just play

avatar

Messages : 510
Date d'inscription : 31/07/2009
Age : 23

You and your life...
Relations:
Humeur:
80/100  (80/100)
Race, et ce qui vous concerne...:

MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   Lun 14 Sep - 21:54

    [Quand je sais plus quoi répondre, ça donne ça >< Attention, préparation mentale, RP qui en veut rien dire en fait...]

    Le fait que ce ne soit pas Ellana, mais une espèce d'esprit qui avait à peu près les mêmes pensées et réactions qu'elle me dérangeait. C'est beaucoup moins franc, moins authentique, comme si j'avais eu besoin que quelqu'un écrive cette conversation au fil des mots pour qu'elle ait une valeur véritable.
    Comme je m'y étais attendu, Ellana, ou plutôt ce semblant de personne, écrasa avec grand soin chacun de mes arguments. Et je savais qu'elle prenait un main plaisir à le faire. Bien qu'elle n'eusse pas le courage de l'avouer, j'étais bien consciente que cela l'amusait. Sans cette guerre, tout le monde se ferait bien chier en fait...


    -Si c'est vraiment ce que tu crois, je me dois de te corriger:" mon" affaire tiendra bien plus longtemps que ton petit jeu. Étant basé sur autre chose que la violence et le plaisir du massacre, valeurs instables- cela tiendrait et survivra a ce que tu fais subir à Cantbury.

    N'écoutant son joli petit discours que d'une oreille bien peu attentive, je retirai ma cape de feutre avant de la jeter d'un geste vif et bref sur le visage du cadavre putride qui gisait toujours sur le trottoir. Habituellement, je partais à la seconde où mon crime avait été commis. Là, j'avais l'impression que ces yeux vides de sens et d'expression me regardaient, et cela m'agaçait profondément.
    Je finis tout de même par acquiescer à ces affirmations stupides et irréfléchies, car une idée germait peu à peu dans mon esprit. Une idée si simple, si évidente, que ne pas y avoir songé auparavant me paraissait soudainement absurde.
    Car, il était vrai, que tuer cette gente ignorante et inutile une par une aurait prit des semaines, voire des mois. Mais, songez, si l'on avait le moyen d'atteindre le but d'un seul coup ? Et si, accidentellement, bien sûr, un incendie se déclarait aux quatre coins de la ville simultanément ? Quel dommage cela serait...

    -Ellana, il est bien connu que le bien ne triomphe que dans les histoires, fis-je avec un sourire de défi. Tu ne peux rien chérie, il reste juste à te l'avouer, continuai-je avec un ton faussement déçu.

    Et je partis. La laissant là, sur son trottoir, avec son pauvre corps inanimé, une cape trop chère pour lui sur la figure. Dieu que les règles, les limites et les lois pouvaient être difficiles à respecter.... Où j'allais, je l'ignorais. L'incendie serait à discuter plus tard, dans bien des jours avec les personnes compétentes. Seule, je n'arriverai à rien. Et, même avec ces démons, je n'arriverai à rien non plus. Mais Ellana ne devait pas gagner... Simple et ultime question de dignité.
    Au fur et à mesure que je parcourai les rues, des centaines de pensées jaillissaient de ma tête. L'humaine me suivait-elle, encore ? A qui pouvais-je m'adresser pour ma folle idée de feu ? Où allais-je ? Au manoir ? A Londres ? A l'aéroport ?
    Je laissai mes pieds me perdre, m'indiquer la route qu'ils ne connaissaient pas. J'avais l'impression de tourner en rond. Le froid m'assaillait de toute part, m'écorchant, me brûlant comme du fer chauffé à blanc, bien que je ne le sentais nullement glisser sur ma peau. Atroce illusion de folie qui revenait incessamment. Immonde sentiment d'appartenir à cette race inexplicable et inexpliquée des démons. Je ne pouvais pas, je ne pouvais pas. Toute mon existence j'avais été convaincue d'être un être à part, unique, invincible, génial, inimitable et sublime. Mais ce soir, Ellana m'avait donné la stricte impression d'être comme tous les autres, à une exception près : je n'osais pas l'admettre. Était-ce seulement possible ?
    Elle avait pénétré dans mon esprit, et elle m'avait comme vidée. Ma force physique était illimitée, mais pas ma force mentale. Je le savais. Et, si je pouvais résister au retour à la case Enfer, je ne pouvais pas résister à l'évidence. J'étais un démon. M'avait-il réellement fallu tout ce temps pour m'en rendre compte ? Car je refusais d'être identique aux autres. Soufflée de cette vie, je m'arrêtai net, avant de tourner à la première intersection que je voyais. Me laissant tomber sur une vieille caisse de bois rongée par le temps, j'attendis.

_______________________
Please come now, I think I'm falling. It seems I found the road to nowhere, and I'm trying to escape... Creed


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'   

Revenir en haut Aller en bas
 
Vous vous souviendrez toujours qu'ici, les rencontres ne sont pas toujours plaisantes - PV Ell'
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Maria ✘ tuée par un cupcake, vous vous foutez de moi ?
» "Tu sais que les bruits qui courent sur les gens sont pas toujours vrai."
» Et vous, vous ecoutez quoi souvent?
» Vous dirai-je « tu », ou bien me diras-tu « vous » ? »
» Je ne suis pas celle que vous croyez, je suis pire ... - sandra alexine merry-weather -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Strange Cantbury :: • Cantbury • :: •Centre ville-
Sauter vers: