Strange Cantbury


 
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 Que la vie peut-être ironique...{ Libre

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Quentin T. Masen

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MessageSujet: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Ven 28 Aoû - 10:48

    Que la vie peut-être ironique! Je suis à Cantbury depuis un bout de temps maintenant, et j'y ai découvert des êtres de mon espèce et de d'autres éspèces dont j'ignorais l'existence, jusqu'à ce jour.
    Toutes cohabitent, sans chamailleries soudaines, ce qui ne durera sans doute pas. J'observe, la nuit toutes cette vie qui bouge sans arrêt. La petite bourgade de Cantbury étant entouré de forêt et de nombreux espaces boisés. J'y trouve donc de la nourriture facilement. En effet, je me suis résolu à devenir "végétarien", peut après mon arrivée. La population n'étant pas extremement élevée, les autres vampires de la ville se débrouille pour encore faire baissé la densitée. Alors mieux vaut ne pas détruire les derniers survivants des environs. De plus, je ne veux pas ruiner la vie de la gente humaine de la région.
    Je courais dans une nuit que les humains aurait califié de fraiche. Vétu d'un jean délavé, et d'un polo en V, je slalommais entre les arbres et les buissons des bois de Cantbury. Le vent m'ébourrifait les cheveux. Ma proie courrait, ou plutôt fuyait les environs. Ma course se fit plus lente mais plus précise et rigoureuse. Toujours très silencieux, je m'approchais de mon gibier d'un pas furtif et plantais mes crocs dans sa chair. L'animal tréssaillit de douleur et se débatit de par ses dernières forces. Puis lentement, l'animal se figea, et je déposais le corps sans vie à terre. Je m'y accroupissais et buvais le nectar rougeatre qui coulait de la plaie béante. La soif qui me titillait en présence d'humain s'apppaisa. Avant que j'en ai fini avec mon dîner, j'entendis des pas furtifs à mon côté. Une personne, ou plutôt un vampire s'approchait à grand pas de mon festin interrompu. Je me relevais et lechais les derniers gouttes dégoulinant de mon visage blanc comme la craie. Je me retournais et trouvais un vampire accoudé à un arbre derrière mois. Cette vampire ne va pas me lacher. Navré je vous présente: Kalistrya, vampire agé d'une centaine d'année, est basée à Cantbury depuis plus longtemps que moi, me trouve interessant et ne peu s'empêcher d'essayer de ruiner ma vie sociale, quand je me désinteresse d'elle et que je cherche la présence d'autres vampires.
    En effet , la jeune fille est belle. De grands yeux dorés, des cheveux d'un roux flamboyant, une silouhette de déesse. La peau blanche faisant ressortir tout en elle. Mais je ne l'aime pas. Elle est mesquine et irascible.
    En voyant sa moue joueuse, je soupirais. Qu'avait-elle encore fait? Je finisde me débarbouiller rapidement et tournais mon regard bleuté vers elle. Mon regard représentait assez bien l'empatit que j'éprouvais en sa présence. A la vue de mon expression, la vampire se leva de son accoudoir et avança vers ma proie en me regardant, d'un regard assezméprisant:

    "Voyons, Quentin, me dit-elle, tu vaux mieux que ça. Tu viens de boire le sang d'un Cerf, et tes yeux sont rassasiés. Tu vaux beaucoup mieuxque ça. A mon côté, tu aurais tout les humains que tu veux. Tel un roi je serais ta reine!..."


    Déjà je me détournais d'elle et marchais dans la direction inverse. Elle tenta de m'arrêter avec des paroles en l'air. Je lui lançais donc dans mon dos:

    " Kaly, trouve toi une autre poupée à chouchouter, j'ai des choses à faire!"

    Sans lui laisser le temps de répondre ou plutôt, n'écoutant pas la réponse, je repris ma vitesse maximale habituelle et me dirigeai vers une partie de la ville, où je ne tomberai pas sur les petits copains de Kaly. Je passai le quartier des démons à une vitesse impressionnante. Je ne m'arrêtais jamais au détour de ce quartier, mal fréquentée à ce qu'on disait.
    Je montais sur un monticule au dessus du village où je pouvais admirer la beauté des lumières du soir. Seul quelques maisons étaient encore illuminé. L'éclairage public donnait l'air à la petite bourgade d'être une étape d'un course à suivre, tel un chemin illuminé. Assis sur les pierres de ruinesdatant des siècles antèrieurs, j'admirais Cantbury,ce beau village-maintenant mon village.
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Satine P. Myers
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Ven 28 Aoû - 15:30

    Fuir. Cela ne me ressemblait pas. Généralement, c'était les autres, espèces de vagues simulâtres de méchants de bandes dessinées qui fuyaient ma présence.
    Or, aujourd’hui, ce n’était pas une personne que je fuyais. Ni créature, ni objet, ni évènement, ni fait. Ni problème, ni songe, ni menace.
    Je fuyais simplement cette existence, cette routine quotidienne, qui, peu à peu, malgré moi, malgré la personne que j’étais, et que j’avais pu être. Je détestais par dessus tout prendre « mes marques » comme certains le définiraient, avoir une résidence, des contacts. Dieu que cet endroit pouvait être chiant. Même une guerre n’avait pas suffit à créer une distraction dans cette ville, si l’on peut nommer cette bourgade de Cantbury ainsi. Car, au fond, la seule chose intéressante ici était ses habitants. Ou plutôt, les dons des habitants. Eux n’étaient rien de plus que des pions sur un échiquier immense, rouge et noir.
    Voilà probablement pourquoi je m’étais rendue ici. Un lieu que je n’avais pas encore exploré. Un lieu inconnu. A peu près ce qu’il me fallait, bien que j’eusse su qu’un beau jour, tous auraient étaient balayés par mon regard.
    La forêt. Tout aussi lassante que Cantbury, mais sans nul doute jolie, ainsi colorée des teintes de l’automne, orange, jaune et rouge. Le vent soufflait avec légèreté, faisant voltiger mes cheveux derrière moi, ainsi que la robe blanche en soie qui m’arrivait aux genoux. Un choix, vous l’aurez deviné, bien peu audacieux pour une telle promenade.
    J’avançai tout de même rapidement, prenant cependant le temps de me souvenir de l’endroit, le gravant avec précision dans ma mémoire. Un sentier. Faisant volte-face, je préférais m’enfoncer dans les bois. Les arbres se resserraient de plus en plus, mais je n’y prêtais pas attention. Quelque chose d’autre me distrayait : des voix. Quelques mètres, histoire de m’en approcher, et je pus découvrir leurs propriétaires. Je devinai sans mal que j’avais affaire à des vampires, probablement la race de la charmante Ellana que je supportais le mieux. Et je sais que vous savez pourquoi...
    Sans même prendre la peine de me cacher, j’assistai à la scène, entre un homme dos à moi, un cadavre de cerf à ses pieds, et une femme, l’air faussement moqueur.


    - ...boire le sang d'un cerf, et tes yeux sont rassasiés. Tu vaux beaucoup mieux que ça. A mon côté, tu aurais tout les humains que tu veux. Tel un roi je serais ta reine!... 

    J’esquissai un rictus. Quelle naïveté... J’ai tous les humains que je veux. Eux n’ont le droit qu’à ceux dont je ne voulais pas, nuance. Mais cela, elle l’avait compris il y a bien longtemps. Du moins, son subconscient l’avait compris. Elle était trop fière pour l’admettre. Comme tous les autres d’ailleurs.
    L’homme se retourna, sans même m’apercevoir, lançant pour toute réponse d’un ton des plus innocents :


    - Kaly, trouve toi une autre poupée à chouchouter, j'ai des choses à faire! 

    Des choses à faire ? Mais j’aurais tué sans la moindre, comme souvent, hésitation pour assister à cela. Je le suivis donc, constatant par la même occasion le manque cruel d’intuition de ces créatures. Résultait-il de son côté masculin, ou bien de son côté vampirique ? Un mélange bien dosé des deux, sûrement. Car le jeune homme ne se douta pas une seule fois de ma présence. Peut-être aurait-il dû fuir...
    J’eus bien du mal à garder la cadence, cette vitesse improbable caractéristique de leur espèce, mais j’avais deviné où il se rendait. Nous passâmes le nord de la ville, moi avec facilité et aisance, lui avec angoisse, pour finalement arriver aux anciennes ruines. Une des mes toutes premières explorations, où beaucoup de démons se rendaient pour « affaires » comme nous le disions si bien. Il grimpa sur un monticule, admirant quelques minutes la ville, chose que j’étais tout bonnement incapable de faire. Vampire, petit vampire, tu en avais, de la chance savais-tu ?
    Je sortis enfin de l’ombre, me glissant derrière lui avec souplesse.


    -Admirable, ton petit discours tout à l’heure.

    Je soupirai pour donner un petit air théâtre obséquieux mais si apprécié à ma prestation.

    -Mais ce n’est pas bien de mentir. Etait-ce donc cela les choses si urgentes que tu avais à faire ?

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Quentin T. Masen

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Sam 29 Aoû - 15:05

    Assis sur une pierre que des humains trouvait peu confortable, j'épiais cette ville si mystérieuse. Dans ce calme pourtant habituel, j'entendais laplupart des conversations qu'y s'y passait. Dans une villa de la ville haute, deux personnes se disputaient en une langue étrangère. Ce n'était ni de l'anglais,ni du français, c'était de l'italiens. En fermant les yeux, j'identifiais rapidement ces individus. Un couple de jeune italiens établis ici depuis quelques mois, ce pourchassant avec des fourchettes, dirigeaient un restaurant assez chique. Je ne m'y était jamais rendu, je ne faisait que discuter en italiens avec le chef cuistot, un mec sympa. Ce gars ne se doute pas de l'existence de mon espèce. C'est un mec cool. Parlant l'nglais, le français, l'italiens, le portugais et ayant quelques rudiments du latin, je parlais aux gens dans leur langue maternelle. Le cuisinier, assez extraverti, n'avait éprouvé aucune reticence, au contraire, à ce que je l'abborde en italiens. Depuis il me salue quand il me voit.
    J'ouvris les yeux en essayant de ne pas écouter leur conversations, me concentrant sur les pas de Kaly, que je tentait d'entendre dans la basse forêt. Trop attiré par le sang, elle avait finit mon dîner, avant de se diriger vers l'ouest à la recherche d'un humain égaré dans la forêt, dont j'entendais les pas lourd de fatigue jusqu'à mon promontoire. Soudain mon attention fut attiré par d'autre pas. Plus voluptieux, ainsi qu'un bruit de tissus qui fendait le vent, je ne me retournais pas. Je n'étais pas au aguets au point de sauter sur mes pieds et me mettre en position défensive. Je tachais de ne pas montrer ma curiosité. J'avais l'habitude de connaître le pas et la démarche de mes proches amis. Or celle-ci ne ressemblait en aucun cas à celle dont j'avais l'habitude d'être assaillis.
    Ma suiveuse se détermina à parler. Vu sa voix, elle n'était placé qu'à quelque mètres de moi. Cette voix, je ne la connaissais pas dailleurs.

    -Admirable, ton petit discours tout à l’heure.

    Je détournais mon regard dans la direction des paroles prononcer. Une jeune femme était là, à me regarder avec une allure de déesse, bien que sonvisage était plus que brutal, presque béliqueux. A ce qu'elle disait, elle m'avait suivis depuis mon altercation dans la forêt. Pensant de nouveau à cette traitresse de Kaly je em concentrais sur les pas de l'homme,qui dailleurs étaient innexistants. Je n'entendais plus sa respiration non plus. Elle devait être en train de se rassasier, elle aussi. Puis mon attention revint sur la fille derrière moi, qui attendait une réponse à sa deuxième question. J'aurais voulu lui dire certaine chose qui vennait du coeur. Elle n'était pas une vampire ni une humaine, elle ne puait pas le métamorphe, alors quelle autre créature à part un démon m'aurait suivis? J'avais déjà la réponse.

    - Merci, je n'ai pas vraiment cherché à épaté des gens pour autant , répondis-je d'un ton sec et ironique, car mon seul but était de me débarasser de cette vampire. Et mon existence, comme la tienne, n'est fait que de mensonges. Nous ne faisons que mentir, alors pourquoi ne pas s'en priver avec ceux de mon espèce aussi. Et oui j'ai des choses à faire, mais elles peuvent ,elles aussi, attendre!
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Sam 29 Aoû - 23:32

    Maintenant qu'il m'avait aperçue, je pouvais enfin voir son visage librement. Et j'avoue que je ne fus pas déçue. Ses traits, ceux du vampire qu'il était, étaient bien évidemment sculptés avec talent et raffinement, équilibre et adresse, comme un artiste l'aurait fait dans du marbre blanc et pur. Cependant, cette beauté, je la considérais comme fausse, comme un humain qui aurait subit de la chirurgie esthétique. Retouchée, irréelle. Car la beauté exceptionnelle de ces créatures n'était pas la leur, on l'avait refaçonnée, pour qu'elle corresponde à ce que l'oeil humain appelait la perfection. Un mot, je trouvais, et trouve toujours d'ailleurs, exagéré. La perfection n'existe pas. Un problème, un détail, même infime, vous échappera systématiquement, mais il sera là, bien présent.
    Et c'est d'ailleurs pour cela que ces vampires n'étaient pas parfaits. Sous les magnificence éternelle se cachait une personnalité déchiré entre deux. Car, après tout, les vampires agissaient bien souvent tels des démons, n'est-ce pas ? Tuer, mordre, blesser, déchirer, quelle différence y avait-il entre notre race, et la leur ? Simplement le fait qu'elle soit divisée. D'un côté se dressait la jeune femme de la forêt, naïve mais puissante à la fois, de l'autre cet homme, qui, je le savais, était comme tous ses semblables intérieurement torturé par le fait de ne pas pouvoir obéir et se laisser guider par sa véritable nature. Et sa réponse confirma ma belle théorie, folle et posée à la fois :


    - Merci, je n'ai pas vraiment cherché à épater des gens pour autant . Car mon seul but était de me débarrasser de cette vampire. Et mon existence, comme la tienne, n'est fait que de mensonges. Nous ne faisons que mentir, alors pourquoi ne pas s'en priver avec ceux de mon espèce aussi. Et oui j'ai des choses à faire, mais elles peuvent ,elles aussi, attendre!

    Je méditai sa phrase quelques instants, faisant mine d'admirer ce paysage pitoyable. Des mensonges ? Mais encore ?

    -Mon existence n'est en aucun cas façonnée de mensonges, sifflai-je en débitant mes paroles à une allure époustouflante, sachant bien qu'il arriverait à suivre sans le moindre problème. En revanche, la tienne l'est. C'est probablement ce qui différencie les démons des vampires. Les démons sont francs, ils ne cachent pas leur nature, ou leur intentions, et c'est ce qui, bien souvent les conduit à leur perte. Les vampires n'assument en rien leurs actions. Et certains n'assument même pas leur nature, alors...

    Je fis une pause, non pas théâtrale, comme je le faisais bien (trop) souvent, mais pour réfléchir à ce que je venais d'avancer, et ce que j'avancerai. Je repris une bouffée d'air froid et humide, avant d'enchaîner :

    -Sincèrement, pourquoi t'abaisses-tu à des animaux ? Pourquoi pas des humains ? Les deux sont des êtres vivants non ? Et les humains devront bien mourir un jour, tu sais. Si ce n'est pas toi, ce sera la voiture qui roulera trop vite le lendemain, ou l'agresseur qui veut son portefeuille, ou encore le démon au coin de la rue... La vie et la mort ne sont qu'un jeu très cher. Inutiles, futiles, tout comme chacun d'entre nous.

    Et cela, je le pensais. J'avais raison, et il le savait. Et plus je parlais, plus je me demandais ce que les vampires foutaient dans le camp ennemi...

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 30 Aoû - 14:29

    Je me retournais à plusieurs reprises et m’apercevait que je n’avais pas pris le temps de bien voir son visage. Bizarrement, elle s’intéressait à ce que je disais. Elle n’était pas là non plus pour me chercher des noises et heureusement. Ses traits le montraient. Car la vampire en train de dîner au fond des bois était arrivé à me rendre d’humeur irascible. Néanmoins, je n’étais pas sur le qui-vive. Cette fois-ci je me détournais de mon paysage lunaire et me tournait vers la demoiselle. Son visage était beau et lisse. D’une couleur aussi claire que la mienne, sa peau luisait à la couleur de la nuit. La lune, au dessus de nous, faisait ressortir son corps dans sa robe de manière féerique. Sa manière d’être, de se poser, ressemblait à celle qu’aurait eut un vampire, mais une chose chez elle me montrait qu’elle n’était pas l’une des nôtres, elle avait des yeux qui ne se laissaient pas lire. Contrairement aux vampires, dont certaines humeurs étaient si facilement découvertes par le regard, le sien ne laissait rien déceler, à ma grande satisfaction. Je ne pense pas avoir quelque chose à craindre. Et puis je sais me défendre. Surtout devant cette espère si mystérieuse.
    Son dépit de parole était rapide, mais posé. Pas comme si elle était pressée. Mais son espèce comme la mienne, n’aimons pas nous attarder et la lenteur, vu la vitesse que nous pouvons atteindre. Je la regardais parler. Elle siffla son discours comme pour me préciser sa pensée, pour bien me montrer sa contradiction.

    -Mon existence n'est en aucun cas façonnée de mensonges!
    En revanche, la tienne l'est. C'est probablement ce qui différencie les démons des vampires. Les démons sont francs, ils ne cachent pas leur nature, ou leur intentions, et c'est ce qui, bien souvent les conduit à leur perte. Les vampires n'assument en rien leurs actions. Et certains n'assument même pas leur nature, alors...


    Avant qu’elle ne reprenne son souffle pour me poser une autre question, je lui répondis quelque peu sèchement. Elle faisait d’un cas une généralité, ce qui avait le don d’énerver mes nerfs. Mon espèce est très hétérogène, et je n’aime pas être comparé à des personnes aussi intelligentes et malignes soient elles.

    -J'avoue que nous sommes d'assez bons menteurs. Mais ce n'est que pour lebien de l'humanité. Toi parcontre, tu assumes ce que tu es, mais tu détruis le simplehumain sur ton passage. Nous essayons de leur laisser leur vie, en cohéxistant. Ils n'ont pas besoin de savoir que nous existons. Vous, vous ne mentez pas, mais vous êtes égoïstes. Vous ne cherchez pas à vivre en plus des habitants, vous les tuez, les mangez, les détruisez. Moi je ne cherche pas à détruire des gens. Et je n'ose pas imaginer ce qu'on t'a fait quand tu étais humaine pour que tu esenvie de détruire une civilisation ainsi.

    Je baissais les yeux vers elle, attendant une réaction violente, mais elle me parla assez sereinement.

    -Sincèrement, pourquoi t'abaisses-tu à des animaux ? Pourquoi pas des humains ? Les deux sont des êtres vivants non ? Et les humains devront bien mourir un jour, tu sais. Si ce n'est pas toi, ce sera la voiture qui roulera trop vite le lendemain, ou l'agresseur qui veut son portefeuille, ou encore le démon au coin de la rue... La vie et la mort ne sont qu'un jeu très cher. Inutiles, futiles, tout comme chacun d'entre nous.

    J'ouvris grand les yeux. Elle voulait savoir pourquoi j'étais ainsi. Sa curiosité me piqua au vif. Car j'avais l'impression, malgrès son ton, qu'elle me repprochait d'être ce que je suis. Je vrillais mon regard irascible dans le siens, ni dècelant toujours rien. De l'agacement se trouvait dans le mien. Je soupirai la tête et eut un rire sec.

    - Les animaux ont une espèrance de vie si minime. Et leur vie est basé sur latraque de l'assaillant. Que ça soit moi ou une bête qui faira durer la douleur, ces bêtes me préfèreront peut-être. Et puis même si ilne bat plus, mon coeur a toujours une part d'humilité. Je ne vais pas priver à une homme qui a une odeur délicieuse de vivre parce que j'avais fin. C'est ainsi que j'ai fini, et je n'ai pas eu beaucoup de chance. Je ne veux pas être un monstre de supérieurité. Je ne suis pas fière de ce que je suis. Tu peux me trouver répugnats, bas, misérable, je m'en fiche. Jesuis ce que je suis. Si ça ne plait pas aux démons, qu'ils viennent me le dire, on verra la suite! Et puis la mort...ça ne veut plus rien dire, pour des gens comme nous
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 30 Aoû - 15:14

    Pourquoi elle ? C'était la question que l'on se posait le plus fréquemment lorsque l'on me voyait, moi, mon statut, ma manière de vivre, d'agir, de communiquer. Mais jamais je ne leur répondais. J'estimai que la meilleure des réponses qu'ils puissent obtenir était celle qu'ils avaient eux-mêmes trouvé.
    Personnellement, j'avais déniché la mienne il y a fort longtemps. Je n'avais pas grand chose pour me distinguer de mes semblables. Demeurait cependant un élément, sacré et indiscutable. Ma façon de percevoir mes ennemis. Je parvenais à les écouter, à les comprendre, même si je n'étais pas de leur avis. Je savais réfléchir, songer à leurs paroles, aussi démentes soient-elles. Je savais me comporter en humaine, à rester digne en toute circonstance, même si mon cerveau m'en commandait autrement. Et, avant tout, je maniais mieux que personne la subtilité et la connaissance. Je connaissais leur valeur, inestimable, contrairement aux autres démons qui y attachaient une importance quelconque.
    Et ceci constituait la principale différence entre ma personne et tous ces autres semblants de cruauté.
    L'exemple le plus flagrant qui pourrait vous prouver tout ce que je viens d'avancer est sans nul doute ma réaction face à ce vampire. N'importe lequel de mes semblables aurait profité de cet instant de solitude pour attaquer, assouvir ses désirs sadiques, mais je préférais rester dans mon marbre froid et blanc, à écouter les sottises que cet abruti pouvait bien débiter à la seconde.

    - Les animaux ont une espérance de vie si minime. Et leur vie est basé sur la traque de l'assaillant. Que ça soit moi ou une bête qui fera durer la douleur, ces bêtes me préfèreront peut-être. Et puis même si il ne bat plus, mon coeur a toujours une part d'humilité. Je ne vais pas priver à une homme qui a une odeur délicieuse de vivre parce que j'avais fin. C'est ainsi que j'ai fini, et je n'ai pas eu beaucoup de chance. Je ne veux pas être un monstre de supériorité. Je ne suis pas fière de ce que je suis. Tu peux me trouver répugnants, bas, misérable, je m'en fiche. Je suis ce que je suis. Si ça ne plait pas aux démons, qu'ils viennent me le dire, on verra la suite! Et puis la mort... ça ne veut plus rien dire, pour des gens comme nous.

    Il acheva son discours, avec la même vitesse de parole que moi, et je ne pus empêcher ce rire ironique de s'échapper de mes lèvres.

    -"La mort ne veut rien dire pour des gens comme nous" ? répétais-je sur un ton moqueur. As-tu la moindre idée du nombre de vampires qui ont passé l'arme à gauche ces derniers mois ? Et encore, les comptes rendus oublient bien souvent quelques individus...

    Je restreins mon rire en un faible sourire en coin, revoyant dans mon esprit troublé les innombrables feuilles, auparavant blanches, noircies par les comptes des victimes des démons, entassées quelque part dans un coin de l'armoire de mon bureau... Et dire que je m'étais promis d'y faire plus attention...
    Je descendis du monticule et grimpai sur un reste de muret constitué de vieilles pierres sans âge, dont la couleur d'origine ne pouvait même plus être aperçue tant elles étaient recouvertes par la mousse, les champignons, et autres... trucs dont je ne préfère même pas connaître la provenance.


    -Très bien. Considérons que la vie a une valeur. Pourquoi celle d'un animal vaudrait moins que celle d'un humain ? D'ailleurs, ne croyait-on pas au moyen âge que la vie n'était que la phase souffrance de l'existence ? Et si tu mettais fin à leur calvaire ? Ne préfères-tu pas que ce soit toi qui les achèves sans les faire souffrir au lieu d'un démon, qui, je pense, sera légèrement moins sympa ?

    Tout en parlant, je me mis à marcher le long du muret, comme une enfant, les bras sur les côtés pour garder l'équilibre, ce dont je n'avais nullement besoin, comme si je discutais de la pluie et du beau temps. D'ailleurs, cette conversation avait pour moi à peu près la même valeur.

    -Au fait, c'est quoi ton nom ?


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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 30 Aoû - 16:16

    Son rire carillonna tel une cloche que l’on venait de sonner à mon oreille, car il résonna. Malheureusement moqueur, je ne pus m’empêcher de tressaillir. Pourquoi utilisait-elle cette méchanceté sous jacente avec moi. C’est encore pire. Alors que des centaines, voire plus, se seraient jeté sur moi sans scrupule, que cela aurait été une guerre rageuse, un combat de créature à créature, elle, bat sur la défensive, ne cherche que la discussion. Je compare peut-être trop aux autres de ma race, mais rares auraient été ceux à rester aussi calme que moi. Même si mon calme était plus que superficielle. Je tachais, à vrai dire de ne pas me raidir à chacun de ces pas. Je n’avais pas peur d’elle, mais plus de ces réactions. C’est comme si c’était un jeu de dés. On les lance on attend qu’ils rebondissent et montrent une face d’eux-mêmes. Et bien c’est pareil ici. Je m’efforce de lancer les dés, et j’attends de voir si cela va exploser, rire, sourire, devenir colérique … La liste est longue par rapport à mes attentes.
    Sa retenue et sa manière de se comporter à mon égard ne montre que sa grandeur d’esprit. Elle n’est sans doute pas un démon comme les autres, peut-être un peu plus élevé dans la hiérarchie. Si ce n’est la plus élevé.
    A vrai dire mon tressaillement venait de ce qu’elle disait, plus que la manière dont elle l’avait dit. Elle parlait de vampires qui changeaient de camp. Mais de quoi parlait-elle ? Une guerre n’avait pas été ouvertement été annoncée, même si des rivalités continuaient de vivre dans cette petite vile de Cantbury. Je me tournais vers elle, les mains croisées entre mes jambes. Elle marchait tel un astre sur une corde, prêt a faire peur au public en sautant dans le vide.

    -La mort n’est plus rien pour moi. Mais quelle est cette histoire de vampires ? Y aurait-il une rivalité assez importante pour créer des clans. Parce que dans ce cas, je n’en vois pas la raison. Les vampires sont personnalistes et individualistes. Un clan de Vampire comme celui de Cantbury n’est puissant que par son nombre. Mais vous démons, ne cherchez qu’à faire le mal ! Pourquoi ça d’ailleurs ? Je suis curieux !

    Je levais les yeux, tachant de trouver son regard si noir.


    -Très bien. Considérons que la vie a une valeur. Pourquoi celle d'un animal vaudrait moins que celle d'un humain ? D'ailleurs, ne croyait-on pas au moyen âge que la vie n'était que la phase souffrance de l'existence ? Et si tu mettais fin à leur calvaire ? Ne préfères-tu pas que ce soit toi qui les achèves sans les faire souffrir au lieu d'un démon, qui, je pense, sera légèrement moins sympa ?


    Mais la vie a une valeur, pas pour nous mais pour eux, fis-je en faisant un signe du bras vers la ville endormie,Et d'ailleurs c'est sans doute mieux si je leur hôte la vie par faim que par scrupule comme vous, dans tout les cas, c'est mieux que ça soit moi le traqueur. Mais votre capacité à vouloir blesser les gens nous rend,nous, vampire, trop compatissant pour ces humains. Alors l'animal est juste un moyen de m'abreuver. La vie de ces bêtes n'a pas grandes valeurs. Pas pour nousen tout cas, et je ne suis pas poussé par les remords après avoir dîner!

    Je souris à ma remarque, me faisant penser que je n'avais aps fini de dîner. Mais bon, quelqu'un était passé derrière moi. Alors laissons lui mes restes. Il est vrai que els salutations n'avaient pas été faite. Mais je n'avais pas besoin de savoir quelle était son prénom pour parler avec elle, du moment que l'on ne faisait que se parler


    - Moi c'est Quentin Masen, et toi?
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 30 Aoû - 18:33

    -Mais la vie a une valeur, pas pour nous mais pour eux. Et d'ailleurs c'est sans doute mieux si je leur hôte la vie par faim que par scrupule comme vous, dans tout les cas, c'est mieux que ça soit moi le traqueur. Mais votre capacité à vouloir blesser les gens nous rend,nous, vampire, trop compatissant pour ces humains. Alors l'animal est juste un moyen de m'abreuver. La vie de ces bêtes n'a pas grandes valeurs. Pas pour nous en tout cas, et je ne suis pas poussé par les remords après avoir dîner!

    Le jeune vampire m'avait répondu, répétant le même refrain chaste de bon petit incube qu'il n'était pas, et j'en conclus que laisser tomber cette conversation de sourd sans queue ni tête était la meilleure des choses à faire avant que je ne perde patience. Et Dieu sait qu'il ne valait mieux pas que cette fameuse patience qui était actuellement mienne me quitte, sous peine de retrouver sa tête sans cervelle le lendemain matin.
    Et, j'en remercie le ciel, cet abruti profond fit pour la première fois de sa vie preuve d'intelligence en répondant sagement à ma question.


    -Moi c'est Quentin Masen, et toi?

    Je fis mine de perdre l'équilibre, pour sauter sur mes pieds, mon très estimé sourire étendu sur mes lèvres de rubis.

    -Eléonore Haigh. Pour vous servir Milord.

    J'esquissai une légère révérence avant d'éclater d'un petit rire argentin, assez nerveux. J'avais pris l'habitude de donner systématiquement un faux nom, si, comme Monsieur Masen, l'on ignorait ma véritable identité. Il valait toujours bien mieux que l'on ne sache pas à l'on avait à faire. Les informations couraient vite en ces temps néfastes, et les oreilles indiscrètes ne manquaient pas à l'appel. Au fur et à mesure, j'avais développé un véritable don pour inventer des noms à la demandes, qui sonnaient vrais et naturels. Ainsi, je m'étais ainsi déjà prénommée Eve Leigh, Gabrielle Leeds, Saturne De Pantel, Théodora Von Halis, Charlie Widds, et même Ellana Harlington, et j'en passe. Les gens gobent n'importe quoi, c'est dingue...
    Mais cette conversation ne pouvait se faire dans les règles de l'art, honnête et vraie, si il ignorait qui j'étais.


    -Ou bien Satine Pleasure Myers. Comme il te plaira.

    Je m'éloignai de mon cher muret, avec un souplesse mélangeant celle de la panthère et de la louve en chasse, la lune se reflétant dans mes prunelles océanes et sur le satin éclatant de ma robe. Me rapprochant avec une douceur féminine de ma proie, je me glissai à nouveau derrière lui.

    -Dis moi Quentin... Est-ce que tu crois au paradis ?

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Lun 31 Aoû - 11:59

    Je tachais de ne pas faire attention à son attitude désinvolte. Car, je ne l’avais pas remarqué, mais elle a un comportement plutôt puéril, même si elle est une immortelle. Ce n’est pas un compliment, dîtes à un vampire de 300 ans que c’est un gamin, il ne va pas aimé ! Oui elle avait l’attitude d’une gamine, qui ne fait que ce qui lui plait. Cela m’avertit qu’elle se permettait de faire ce qui lui plaisait. Donc, elle est supérieure. Attention Quentin !
    Instinctivement, je reculais d’elle et m’asseyais un peu plus en retrait. Elle s’amusait à ce que je vois. En fait, elle m’utilisais, jouait avec moi. Tout d’abord, elle ne répondait qu’à ce qu’elle voulait, comme une gamine qui veut sa poupée. Rien que cette pensée me donnait des nausées. Si j’avais été affamée dans une forêt auprès d’une humaine comme elle, elle n’aurait pas fait long feu. Même si je n’étais pas affamé en fait !
    Je levais un sourcil quand elle ignora ma question. Lui tournant le dos, je souris de toutes mes dents. La discussion comme des gens civilisés était terminée ! Puis me tournant vers elle, je la vis sauter de son muret en se présentant. Je levais un sourcil suspicieux, encore une fois, quand elle eut un rire nerveux ! Riait-elle, elle-même de son prénom que je ne trouvais pas si pitoyable, bien que sa conduite l’était. Je déteste les gens condescendant, alors je n’ai pas beaucoup de raisons d’aimer cette fille.
    Je tachais de suivre ses mouvements. Puis elle déclina une nouvelle identité. Je ne pus m’empêcher de rire, ma voie résonnant dans l’immensité de la nuit. Et je ne pouvais pas m’arrêter de rire. C’était trop drôle pour moi. La pauvre avait l’air d’une cloche comme ça. Attendez, vous demandez à une personne qui semble sur d’elle de se présenter. Elle vous balance un nom, puis 30 secondes après se fait cramer et se doit de se présenter. J’avais déjà entendu son vrai nom quelque part. Astrid m’avait parlé de la « reine » des démons en quelque sorte. Je ne m’en inquiétais pas. Elle ne me faisait pas peur, vu qu’elle n’était même pas doué pour se cramponner à une couverture plausible ! La pauvre, à mes yeux elle semble plus que pitoyable, qu'est ce que ça doit être à ceux des autres.
    J'attendis que mon hilarité diminue pour arriver à placer cette phras equi voulait tout dire:

    - Satine, tu devrais faire gaffe, parce que si tu essaies d'intimider comme ça, tu iras pas loin... tu pourras au moins te résigner à te nourir d'animal, ça appaisera sans doute ta honte!

    Elle n'avait pas honte, et je n'essayais pas de faire qu'elle en ai, je veux juste lui faire toucher du doigt son côté pathétique, qu'une personne ayant la grosse tête ne peut pas voir, sa tête est trop grosse. Et pas que sa tête, son égo aussi!
    Puis je sentis sa présence derrière moi. D'un geste lent je me levais et posais mon pied sur le muret ou j'étais precedemment assis, lui faisant face.

    - Le paradis? Non! Je crois assez bien à l'enfer et à ta petite villa donnat sur le Styx, ou avec délectationtu vois passé des centaines d'âmes que tu n'aura jamais! Le paradis, c'estma vie ici, avec les gens que j'aime! Je n'ai pas besoin de croire à une vie après la mort, je suis mort! Mais j'essaie de vivre dans cette vie, tel mon paradis! Mais PETITE créature que tu es, pourquoi poses tu la question à ta proie ainsi? Tu croisau paradis?"

    Elle s'imaginais que je suis débile, mais je ne le suis pas. Elle essaie de m'intimider, pour me bouffer ensuite, mais rira bien qui rira le dernier!
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Lun 31 Aoû - 13:50

    - Satine, tu devrais faire gaffe, parce que si tu essaies d'intimider comme ça, tu iras pas loin... tu pourras au moins te résigner à te nourrir d'animal, ça apaisera sans doute ta honte ! s’exclama-t-il.

    Je me raidis légèrement. Mon Dieu, mais il ne comprenait vraiment rien alors ? Pensait-il que ce que je jouais, qui je jouais, là, à cet instant puéril de ma vie était ma véritable personnalité ? N'avait-il donc pas compris ce jeu de rôles constant ? A chaque nom correspondait son personnage. Et, ce soir, Eléonore était une grande gamine. Je pensais les vampires intelligents, vifs et logiques. Mais je m'étais apparemment trompée. Et j'aurais dû m'en douter. Les apparences sont toujours trompeuses. Et les leurs, si attirantes et fascinantes, ne peuvent que dissimuler une âme superficielle.
    Je n'étais qu'une vague actrice, dont la vie n'était constituée que de différents rôles. Par exemple, Ève Leigh était la sensuelle, au caractère de fer et au regard de feu. Saturne De Pantel était la petite bourgeoise française, un peu perdue dans la folie du tourbillon londonien.
    Mais à présent que je n'étais plus Eléonore Haigh, je pouvais redevenir Satine. Et Satine n’était généralement pas la joyeuse et hilare Elé. Milord Quentin en avait désiré une autre, Milord Quentin ne serait pas déçu. Ou peut-être que si. Satine faisait ce qui lui plaisait. Satine désirait. Satine avait. Satine manipulait. Et Satine ferait ce qu’elle voudrait de cette chose qui obstruait les rouages du bon fonctionnement de cette planète.
    Le qualificatif d’abruti n’était qu’un nom d’usage, mais il se confirmait peu à peu en un véritable prénom à lui donner au quotidien.
    L’abruti, donc, répondit à ma question, sans savoir ce que j’insinuai.


    - Le paradis? Non! Je crois assez bien à l'enfer et à ta petite villa donnant sur le Styx, où avec délectation tu vois passer des centaines d'âmes que tu n'auras jamais! Le paradis, c'est ma vie ici, avec les gens que j'aime! Je n'ai pas besoin de croire à une vie après la mort, je suis mort! Mais j'essaie de vivre dans cette vie, tel mon paradis! Mais PETITE créature que tu es, pourquoi poses tu la question à ta proie ainsi? Tu crois au paradis?

    -Je viens de l’enfer Masen, alors le paradis ne peut que exister, sifflai-je avec dédain.

    Je ne pus que remarquer que le jeune homme s’était légèrement écarté. C’était un réflexe, chez ceux qui n’étaient pas des nôtres. Fuir. Me fuir. Moi, ma personne, mes actes, mes dires, mes songes, la menace que je représentais.


    -Et tu n’es pas mort Masen. Pas encore du moins. Le fait d’être plus puissant que la plupart des individus sur cette Terre t’a donné l’arrogance de te permettre de croire que tu pouvais être heureux en assassinant des âmes innocentes chaque jour. On ne peut être heureux en se rassasiant du sang d’autrui. On ne peut être heureux en ôtant la vie quotidiennement. On ne peut être heureux en ignorant où nous mène cette existence. Tu peux mourir à tout moment, comme moi Masen. L’avenir est si flou qu’il vaut mieux ne pas s’attacher. La seule différence, c’est que moi je l’ai compris, et je l’ai accepté. Toi aussi tu l’as compris, mais tu n’oses pas l’admettre.

    Je le fixai quelques instants afin qu’il lise toute la sincérité que j’injectai à petites doses dans mon regard. Je m’étais totalement ouverte à lui, afin de lui donner mes raisons, les raisons qui me poussent à agir comme je le faisais. Il fallait qu’il comprenne, qu’il grave dans son être, dans son âme et dans sa mémoire que aucun d’entre nous ne pouvait être heureux. Ce mot, et tout son vocabulaire appartenait aujourd’hui à un autre monde, un monde de lumière que mon cerveau avait effacé trace après trace, résultant le fait qu’il n’en restait plus rien. Et c’était probablement pour cela que je comprenais si bien notre situation. Car je n’en avais pas vécu d’autre.
    Et ce soir, j’avais compris que les vampires ne ressemblaient en rien aux métamorphes, aux anges ou aux humains. Voilà pourquoi le camp qu’ils avaient choisi ne sonnait à rien.
    Je fis volte-face dans le plus religieux des silences, et m’éloignai à pas mesurés. J’ignorai si il allait me rattraper, mais un être à minimum sensé et curieux le ferait sans hésitation.

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Lun 31 Aoû - 15:14

    Mais à quoi jouait-elle ? C’est simple, elle aimait porter des noms, jouer à la marionnettes, mais à par pour berner des humains, cela ne sert à rien avec nous ! Elle nous déteste et va savoir pourquoi, ne trouve que des médisances à dire à l’égard de mon espèce. Je pense, en petit vampire débile à ses yeux, que nos espèces aurait pu cohabité, et vivre en parfait accord, sans avoir à faire la guerre obligatoirement ! Au contraire, un clan de démons et de vampire n’a peur de personne. Cela aurait été un moyen de gagner des terres, de conquérir des endroits et de faire valoir un peu de respect dans ce monde d’irrespect.
    Je levais les yeux vers elle, me redressant, me tenant ainsi droit devant la jeune blonde au regard sombre. Mes sourcils se froncèrent exactement où je croisais sons regard. Presque paralysant on peut dire. C’est simple, son regard disait tout cette fois ! Pour elle je suis le pire des abrutis qui existent, le plus débile des êtres vivants. Et c’est avec dédain qu’elle para ma réplique. J’en avais marre à la fin, de me faire rembarrer à chaque fois que je parlais, même pour être gentille ou franc.
    Je tachais de ne pas perdre son regard de vue. D’ailleurs je la fixais intensément, les points serrés de par et d’autre de mon corps. J’avais juste l’impression que cette fille aimait que l’on se sente sur la défensive en sa présence. Je n’ai pas l’habitude de me méfier des gens ainsi, mais je sais que je vais devoir devenir moins gentil, beaucoup moins gentil.
    Je l’écoutais parler, mon regard vrillé sur le sien, sans sourciller à sa réplique.


    -Et tu n’es pas mort Masen. Pas encore du moins. Le fait d’être plus puissant que la plupart des individus sur cette Terre t’a donné l’arrogance de te permettre de croire que tu pouvais être heureux en assassinant des âmes innocentes chaque jour. On ne peut être heureux en se rassasiant du sang d’autrui. On ne peut être heureux en ôtant la vie quotidiennement. On ne peut être heureux en ignorant où nous mène cette existence. Tu peux mourir à tout moment, comme moi Masen. L’avenir est si flou qu’il vaut mieux ne pas s’attacher. La seule différence, c’est que moi je l’ai compris, et je l’ai accepté. Toi aussi tu l’as compris, mais tu n’oses pas l’admettre.

    - Tu es juste un Démons Satine, ton existence dans l'au délà est voué à faire soufrir. Mais tu n'es pas heureuse non plus, à part si tu y met une certaine satisffaction, ce qui m'éttonerais. Tu n'es pas bête, et je ne le suis pas non plus, même si tu penses le contraire! Et,moi, je tache néanmoins d'être heureux avec ceque j'ai. De me battre, pour que se que je trouve bien démarque du mal de ce monde. Et si tu n'es pas morte, le vie que tu as ne mérite pas d'être vécue. D'ailleurs je ne vois pas pourquoi ton espèce demeure! Mon espèce comme la tienne, ne se base pas sur le temps, car le temps s'est arreté pour moi depuis longtemps!

    Je mettais tout mon cœur dans ce récit qui me ravivait de l’intérieur. Ce que je disais sur le fait accompli, je n’y avais jamais vraiment donné de l’importance au point de me poser des questions. J’ai pensé ce que je dis, mais il faut dire que cette démon a de la répartie et ce qu’elle a parfois dit est vraie.
    Puis elle fit volte-face et commença à partir. A court de mots je ne savais que dire. Elle avait été si franche dans sa dernière mesure que tout ce que je pouvais dire lui étais inutile. Elle me pensait inutile, alors pourquoi essayer de garder la discussion au goût du jour.
    Puis je fis deux enjambés me trouvant rapidement sur ses talons. Puis d’un geste lent je lui attrapais le bras pour qu’elle s’arrête. Après l’avoir juste touché, je retirais mon bras en la fixant. La touché avait été comme une décharge, mais je n’avais pas mal. Je la regardais,déconcerté puis souffla dans un mouvement rapide de la tête en sa direction :

    Tu n'as pas besoin de me fuir, c'est censé être à moi de le faire! N'inversons pas les rôles! Tu es le prédateur, je suis la proie! Alors continuons ainsi?
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Lun 31 Aoû - 17:05

    La nuit était tombée il y avait déjà quelques heures, et les étoiles perçant l'encre noire de la nuit brillaient plus que jamais.
    Ce n'était cependant pas le ciel corbeau que je guettais, mais le son des pas de ce très estimé Masen. Je savais qu'il ne tarderait pas à me rattraper. Ce genre de rencontres - c'est-à-dire parler le plus simplement du monde avec l'ennemi, et qui plus est le général en chef de ce simulâtre d'armée - étaient bien trop rares pour les laisser filer. Comprendre nos raisons, nous analyser étaient des occasions à ne pas manquer tant elles étaient exceptionnelles.
    Trois.... Deux... Un... Une main froide telle la glace des banquises foulées par les ours blancs m'attrapa le poignet avec force, avant de se détacher, comme si cette main venait de se plonger dans un bain d'électricité.
    Je ne me retournai cependant pas. Se faire désirer est le meilleur moyen d'obtenir ce que l'on voulait. Et ce que je voulais ce soir, c'était les vampires. Et voilà mon petit incube type, l'incube qui pourrait convaincre tous les autres de son espèce. Car, si j'avais les vampires, j'avais Cantbury. J'ignorai encore comment j'allais m'y prendre. La force ? Très peu de chances, avec Masen. La manipulation ? Idem. Il ne le savait pas, mais le décrypter était aussi simple qu'assassiner un enfant.
    Comme je m'y attendais - il est si prévisible qu'il en devenait pathétique - sa voix résonna, ricochant contre les vieux bâtiments de pierres mousseuses à moitié écroulés.


    -Tu n'as pas besoin de me fuir, c'est censé être à moi de le faire! N'inversons pas les rôles! Tu es le prédateur, je suis la proie! Alors continuons ainsi?

    Mais sa bêtise atteignait des sommets ! Il était aussi con que ses pieds ou quoi ? Un nuage de colère m'envahissant, la nature de démon que je contenais depuis l'épisode de la forêt sortit de moi, empoignant avec elle le poignard que je gardais toujours sur moi avant de lui planter quelque part sur son flanc.
    Évidemment, il survivrait. Évidemment, dans deux heures, il n'y aura plus aucune cicatrice. Mais bon Dieu, vous ne pouvez même pas imaginer le bien que ça fait de se défouler sur un immortel.

    -Putain, mais tu comprends vraiment rien ou quoi ? Cantbury n'est pas le joli petit village pittoresque dans lequel tu espères vivre ! Évidemment que non je ne fuis pas ! Je suis le prédateur, tu es la proie. Tu te crois éternel, mais tu n'as pas compris que je n'ai qu'un mot à dire et tu es mort dès demain ? Sais-tu au moins qui je peux bien être ? Arrête de mener ta petite vie d'immortel bien rangé et essaie de capter ce qui se passe autour de toi ! hurlai-je à une vitesse que je ne me croyais même pas capable d'atteindre.

    Mais maintenant que j'étais énervée, je ne m'interdisais plus rien. Et j'avais enfin trouvé le moyen de l'attirer vers moi. L'intriguer. Et cela, il n'y a rien de plus simple.
    Je récupérai mon couteau, avant de susurrer :


    -Et bien va y, fuis.

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Mar 1 Sep - 10:43

    Soudain, je vis la fureur monter en elle. Et dans un geste d’une rapidité que je ne lui aurais pas soupçonné, elle dégaina un poignard et me l’enfonça dans le flanc. Ahuri je n’avais pas bougé. Ma mâchoire pendait, surpris par son geste. Je n’avais pas mal. Je n’avais d’ailleurs rien sentit, la douleur ne m’attend que verbalement !
    Empoignant le couteau dans ma plaie béante, je le jetais à ses pieds en l’écoutant me hurlé dessus. C’est bon elle s’est lâché ! Elle me prend pour un débile, ce n’est pas grave ! Je vais cependant résister à l’envie de lui arracher la tête. C’est la prêtresse des démons, alors respect ! Donc, elle hurle sans relâche, à m’en exploser les tympans, si ils étaient en mesure de le faire. Ma mâchoire avait retrouvé sa place normale, et j’attendais, impassible, qu’elle finisse sa crise d’hystérie ! C’est bon elle a fini ?
    Sourcils froncé je faisais un pas en arrière, de manière à la dévisager encore mieux, pour pouvoir admirer toute son attitude sa stature. Si une guerre se profilait, je devais bien reconnaître les démons en colère à quelque chose, leurs yeux étaient sensiblement d’une couleur sombre, donc difficiles de ne pas les prendre pour un vampire en colère. Mais leur odeur était toutefois si différente que je ne m’y prendrais pas à 2 fois ! De toute façon, tout ce que je pouvais dire, elle allait continuer à me traiter d’idiot, et de me balancer des trucs ! Même si c’est excessivement sensé ! Qui c’est ce qu’elle a encore dans les poches de sa robe voluptueuse ? Je me résigner à pousser un soupir en baissant les yeux, mes mains dans mes poches.

    -Putain, mais tu comprends vraiment rien ou quoi ? Cantbury n'est pas le joli petit village pittoresque dans lequel tu espères vivre ! Évidemment que non je ne fuis pas ! Je suis le prédateur, tu es la proie. Tu te crois éternel, mais tu n'as pas compris que je n'ai qu'un mot à dire et tu es mort dès demain ? Sais-tu au moins qui je peux bien être ? Arrête de mener ta petite vie d'immortel bien rangé et essaie de capter ce qui se passe autour de toi !

    - Je sais que tu peux me tuer en moins d'une journée, avec tes compagnons, mais je préfère l'ignorer. Et je sais ce que tu es, je sais ce qui se trame, même si je suis débile, idiot et j'en passe, je sais ces choses. Et puis, c'est de ta faute si il se passe des choses dans cette ville. Nous on a rien demandé. Toi, ettonenvie de dominé, comme une midinette sur tout sa dinette, la reine de Cantbury: Satine Myers!! Bravo applaudissez! dis-je de manière impitoyable, une fois que tu aura Cantbury, tu vas te faire tout les villages de la côte! LittleHampton est sympa, à côté de Worthing, 1326 habitants à son actif!
    Je me foutais d'elle. Ce qui se tramait dans les rue de Cantbury était bel et bien présent plus que jamais, et je sais que si je dois me battre, à ma grande joie, je serai défendre cette ville, et je sais déjà mon camp! Elle était tellement énervée, que j'avais envie de l'énerver encore plus! Mais mieux vaut ne pas trop jouer , ce serait fatal!
    Puis elle m'intimade fuire! Elle me rattrapperait surement! Et puis je m'en fiche! DJe lui fis un signe de la main en disant:

    - Je te laisse y aller, je te rejoins!

    Puis d'une démarche nonchalante, je me dirigeai vers la plus haute ruine ,qui était un chapiteaux de batîment ,que jescaladais sans problèmes, et d'où je sortait un portable ou je tapais un message avant de le rentrer dans ma poche. Je ne voulais plus trop me confronter à elle, elle m'avait quelque peu irrité à se croire toujours plus forte que les autres, els traitant d'idiots sans meme les écouter! Et puis, elle est vulgaire! Pff, pitoyable....
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Mer 2 Sep - 22:44

    Dieu. Être invisible, inodore, incolore, intouchable et inaudible, que je ne verrai, ne sentirai, ne colorerai, ne toucherai et n'entendrai probablement jamais. Son existence était donc la plus incertaine des croyances parcourant cette planète, et pourtant la plus avisée. Car voilà, je ne croyais en rien, ma foi n'avait de raison d'être portée sur tel ou tel fait, objet ou personne.
    Je ne croyais en rien, à part en Dieu. Et, même si je ne le comprenais pas, je ne l'aidais pas, je ne lui obéissais pas, je ne l'idolâtrais pas, j'étais convaincue qu'il était là, à m'observer, non pas des cieux, mais sous une forme plus subtile. Plus raffinée, qui ne sortirai pas de l'imagination d'un vulgaire prêtre à moitié mort qui sombrait peu à peu dans une folie douce. Parce que, si Dieu avait réussi à créer tout cela, il avait certainement trouvé un meilleur moyen de regarder sa petite entreprise évoluer.
    Et si Dieu permettait que cette guerre puérile continue, c'était pour une bonne raison. C'était pour, à mon très humble et futile avis, exterminer tous ces abrutis qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Une espèce d'arche de Noé moderne.
    Car, après ma réplique hurlante de vérité, et hurlante tout court, ce cher Masen jeta mon poignard à mes pieds - que je récupérai plus tard, cette connasse de Harlington m’en avait déjà liquidé un, pas deux - avant de cracher avec une désinvolte insolence :


    - Je sais que tu peux me tuer en moins d'une journée, avec tes compagnons, mais je préfère l'ignorer. Et je sais ce que tu es, je sais ce qui se trame, même si je suis débile, idiot et j'en passe, je sais ces choses. Et puis, c'est de ta faute si il se passe des choses dans cette ville. Nous on a rien demandé. Toi, et ton envie de dominé, comme une midinette sur tout sa dînette, la reine de Cantbury: Satine Myers!! Bravo applaudissez! Une fois que tu aura Cantbury, tu vas te faire tout les villages de la côte! LittleHampton est sympa, à côté de Worthing, 1326 habitants à son actif!

    Je laissai mon souffle se réguler, mon coeur battre à une vitesse convenable - ce qui n’avait sûrement pas échappé à Masen - avant de répondre d’un ton sec :

    -Tu ignores ce que vaut Cantbury. Tu ignores pourquoi cette guerre a débuté. Tu penses franchement que c’est pour l’argent ? Les créatures qui y vivent ? Le pouvoir ? Ou bien les trois réunis ? Masen... Tu es un petit garçon dans un monde d’adultes. Je n’ai rien contre la naïveté, mais elle n’a rien à faire en ce moment à Cantbury.

    Me lançant un regard presque amusé, il s’éloigna progressivement avec une lenteur désirée et une nonchalance qui n’avait rien à faire ici vers la plus haute ruine de la colline.
    Bien. Maintenant qu’il avait vu le côté « démons » de cette petite bataille qui se jouait à coups de morsures et de griffes, j’allais lui dévoiler mon avis. Le personnel. Celui que trop peu de personnes ne connaissaient, et dont nul ne se doutait.
    J’attendis donc qu’il monte à son petit tas de pierres, en profitant pour ramasser mon couteau duquel s’écoulait un liquide écarlate qui avait peu à peu formé une fleur rougeâtre sur le sol terreux et inégal.
    Jugeant que le reprendre immédiatement n’était pas la meilleure idée que je puisse avoir, je le cachai, plus ou moins à l’abri des regards, le coinçant entre deux énormes pierres, probablement tombées lors de l’écroulement du mur au dessus d’elles.
    Mon très estimé semblant de vampire devait à présent être arrivé. Je repartis donc, adoptant la même lenteur que lui, sans pourtant conserver sa posture avachie - rare pour sa race, à moins qu’elle ne soit désirée, comme c’était maintenant le cas.
    J’arrivai en quelques minutes au sommet de la colline, où se dressait un - beau, je me devais de l’avouer - vampire. Qui m’attendait, qui plus est. Mais il ne se retourna pas, et c’est ce que je voulais. Il ne parla pas non plus. Pas le moindre mouvement, il m’ignorait, même si il savait parfaitement que j’étais présente. Il avait dû me flairée depuis plusieurs dizaines de mètres déjà. Si ce n’est plus.
    Je repris la parole, d’un voix plus chaleureuse, plus parsemée d’intonations, plus humaine :

    -Écoute Quentin. Je sais bien que tu te doutais déjà bien de tout ce que je viens de te réciter. La même poésie que je sors à tous mes petits démons. Mais pour moi, rien de cela n’est vrai, rien n’est réel, rien n’a d’importance. C’est un jeu. Tu gagnes, tu survis, tu meurs, retour à la case départ, c’est tout. Vous attachez trop, bien trop d’importance aux futilités. Je viens de la mort, et je suis revenue, n’est-ce pas ? Alors pourquoi craindre avec une telle peur la fin ?

    J’étais toujours debout, derrière lui. J’ignorai si il m’écoutait, mais lâcher enfin mon point de vue me soulageait d’un lourd fardeau. Reprenant une inspiration, je poursuivis :

    -Je ne me rappelle plus de mon existence humaine. Ni de celle lorsque j’étais en Enfer d’ailleurs. Je ne devine ces endroits que par descriptions. Mais j’ai passé tout le début de ma vie de démon à aimer, à profiter, et à jouir de la vie. Je voulais montrer aux démons comment en faire autant. Ils semblaient avoir tant souffert là-bas que je voulais qu’ils adorent cette insouciance également. Je trouvais ça plutôt amusant de tous les réunir. Au début, je pensai qu’ils auraient été comme moi. Mais ils restent... dans cette constante idéologie de vengeance, et de dureté. Donc tout ça a dégénéré en une guerre sanglante, et, sincèrement, je m’en fous. M’en soucier, m’en occuper m’ennuie. Alors je laisse faire.

    Le silence se prolongeait, plus dur que jamais. Religieux, mais brisé par les bruits mystérieux de la vie nocturne.

    -Tu vois, on peut également dire que je suis une gamine, sifflai-je sur un ton amusé.

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 6 Sep - 15:43


    -Tu ignores ce que vaut Cantbury. Tu ignores pourquoi cette guerre a débuté. Tu penses franchement que c’est pour l’argent ? Les créatures qui y vivent ? Le pouvoir ? Ou bien les trois réunis ? Masen... Tu es un petit garçon dans un monde d’adultes. Je n’ai rien contre la naïveté, mais elle n’a rien à faire en ce moment à Cantbury.


    - Je ne suis qu'un gamin de toute façon à tes yeux.

    Je soupirai. L’opinion qu’elle avait de moi m’indifférait plus qu’autre chose.
    Cantbury était une jolie ville que j’avais eut l’habitude d’apprécier pour son église médiéval ou l’ambiance magique qu’y régnait par exemple, mais je savais que derrière ces petites barricades se trouvaient des créatures sans doute plus intéressantes que moi qui n’attendaient qu’un mot pour sortir de leur cachette et se faire un ou deux passants. Je savais pertinemment ce qu’elle valait. Qui aurait pu penser qu’une bourgade aussi peu densément peuplée (d’hommes) pouvait être la raison de conflits entre bêtes paranormales. Mais il était vrai que j’ignorais pourquoi cette guerre avait débuté. J’aurais voulu lui demander.
    Je ne voyais pas très bien ce qu’elle attendait de moi. Pas une seule je n’avais eu peur de passer pour son dîner, il est d’ailleurs rare que les démons tachent de se nourrir de vampires. Mais je voyais bien qu’elle me ridiculisait d’une part, et qu’elle s’amusait d’autre part à me faire comprendre son état d’esprit.
    Me traitant d’imbéciles par ci, de garçon par là, je me lassai d’être son jouer et me retournait pour partir. Je sentis son regard froid derrière moi, posé sur mon dos. Mon pas était lent, je n’avais pas envie de me presser, j’ai l’éternité. Ou peut-être pas. Cette idée me fit frémir. Quelque part, mon espèce est invincible, sauf contre les siens. Et les démons. Mais nous sommes résistants, mais pas intouchable. Je pouvais mourir chaque jour, et je le savais en sortant de chez moi, et me baladant n’importe où. Cette chère Satine s’était fait un plaisir de me rappeler qu’à n’importe quel endroit où je pouvais être, mes minutes pouvaient être comptées. Je n’avais qu’à être coopératif, et resté aussi puérils qu’elle m’imaginait.
    J’allais m’installer sur un promontoire bien en hauteur, de manière à voir la vallée à un point culminant. C’est ici que je me placerai en placement défensif, comme au Moyen age, et les forteresses imprenables, ayant la vue sur le comté tout entier. Derrière moi, j’entendis sa robe de soie fendre l’air dans un sifflement léger. Présumant qu’elle se tenait derrière moi, je ne bougeais pas. Je n’avais pas besoin de la voir pour la humer. J’aurais pu la humer depuis la forêt où reposait la carcasse de mon dîner. De marbre je l’écoutais parler. Elle parlait comme une humaine, elle y mettait une certaine émotion, mais je ne suis pas dupe, elle cherche à m’attendrir, ou à lui prêter intention. Pour cela, une chose me mit la puce à l’oreille,elle avait changé son sempiternel « Masen » pour une gentil « Quentin ». Puis elle s’interrompit. Je n’osai pas la coupé, car bizarrement, depuis le début de la conversation, ce fut le seul moment (sauf quand elle m’a hurlé dessus) qu’elle ouvrait vraiment son cœur, et qu’elle me dévoilait ses vraies idées et points de vus. Je ne me retournais pourtant pas. J’attendais le fin mot de l’histoire.

    -Je ne me rappelle plus de mon existence humaine. Ni de celle lorsque j’étais en Enfer d’ailleurs. Je ne devine ces endroits que par descriptions. Mais j’ai passé tout le début de ma vie de démon à aimer, à profiter, et à jouir de la vie. Je voulais montrer aux démons comment en faire autant. Ils semblaient avoir tant souffert là-bas que je voulais qu’ils adorent cette insouciance également. Je trouvais ça plutôt amusant de tous les réunir. Au début, je pensai qu’ils auraient été comme moi. Mais ils restent... dans cette constante idéologie de vengeance, et de dureté. Donc tout ça a dégénéré en une guerre sanglante, et, sincèrement, je m’en fous. M’en soucier, m’en occuper m’ennuie. Alors je laisse faire.

    Puis elle s'interrompit de nouveau. Ses dernières phrases résonnaient dans ma tête. J'avais perdu le sourire que j'avais l'habitude de d'afficher. Pour être gamine, elle l'était devenu à mes yeux. Ceteguerre était donc du à ces caprices de réunir tel une grande famille ses congénaires démons ,qui n'ont pas voulu se rallier au bien de cette être fondamentalement méchant. L'horreur et le dégout se figea sur me traits tandis que je ne me détournais de la cible de mon regard. Puis dans un souffle, je fis sortir tout ce qui était dedans.

    - Mais tu es complètement débile ou tu le fais exprès? C'est certe gamin, mais aussi irresponsable et lâche. Je sais que vous êtes mauvais mais à ce point là, je ne pensais pas que ça existait. Même si il bat encore, je ne suis pas sur que ton coeur est été branché dans le bon sens. Tu as crées cela, pour faire comme une grande famille, sur votre chateaux on aurai put voir une banderolle "Les démons heureux", c'est ça???? Tu t'écltais de ta vie d'immortelle, mais tu aurais put t'éclater seule! Au lieu de ça, tu tues et détruis des familles de vampires et d'humains. Maintenant, quetu as finis de jouer avec tes poupées, tu les laisse là, en plan, et tu les laisse se ranger toutes seules. C'est clair que tu as aucun souvenir humais, sinon tu te souviendrais que ta mère t'a dit deranger après utilisation, et de réparer après avoir cassé.

    D'un geste lent je tournais la tête et fixai les traits de cette fille. Et dans un dernier souffle j'articulai:

    -Tu me dégoutes!
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Lun 7 Sep - 20:44

    Je commençai un peu à me faire chier ici, il faisait froid, la compagnie n'était pas des meilleures que je puisse trouver, et la situation était comme un chien qui tournait en rond dans le but d'attraper sa queue. C'est-à-dire, sans intérêt.
    Et si tout cela n'était pas suffisant, Masen s'énervait. En un souffle, il déballa enfin la colère que j'attendais réellement d'un vampire. La fureur, peut importe la raison pour laquelle elle fut déclenchée, une fureur vraie et authentique, une fureur, de celles qui vous donnaient envie de planter un couteau dans la poitrine à quiconque oserait croiser votre chemin. Bref, la fureur que j'aimais voir, ressentir, et vivre.


    - Mais tu es complètement débile ou tu le fais exprès? C'est certes gamin, mais aussi irresponsable et lâche. Je sais que vous êtes mauvais mais à ce point là, je ne pensais pas que ça existait. Même si il bat encore, je ne suis pas sur que ton coeur est été branché dans le bon sens. Tu as crées cela, pour faire comme une grande famille, sur votre châteaux on aurai put voir une banderole "Les démons heureux", c'est ça???? Tu t'éclatais de ta vie d'immortelle, mais tu aurais put t'éclater seule! Au lieu de ça, tu tues et détruis des familles de vampires et d'humains. Maintenant, que tu as finis de jouer avec tes poupées, tu les laisse là, en plan, et tu les laisse se ranger toutes seules. C'est clair que tu as aucun souvenir humais, sinon tu te souviendrais que ta mère t'a dit déranger après utilisation, et de réparer après avoir cassé.

    Je réfrénais mon envie de sourire, ou de m'approcher, ou de dévoiler n'importe quel signe qui pourrait lui faire deviner que mon insatiable besoin de réactions était enfin assouvi, tout comme je m'empêchai de ciller, de respirer, de bouger. Je demeurais de glace, le laissant se calmer, horrible repos que j'avais crains. Je refusais cependant de le pousser à bout, trop digne, trop importante, et c'était surtout moins délicieux si cet état résultait de mon simple désir. Car voilà, le fait que Masen se mette lui-même en colère était le plus réjouissant des spectacles. Celui-ci acheva son petit discours avec un faible, mais dur "Tu me dégoûtes".
    Je ne savais trop quoi faire. Évidemment, je pouvais le contredire point par point, avec délicatesse et fausse gentillesse, mais ceci aurait été trop prévisible de ma part. Or, l'imprévisibilité était la principale qualité à posséder si l'on voulait déléguer.
    Voilà pourquoi j'avais fait cacher mes démons durant une semaine, laissant croire à ma très estimée population de Cantbury un retrait total et définitif de nos petites troupes, pour mener une grande attaque quelques jours plus tard. Voilà pourquoi je réagissais lors de mes fructueuses rencontres avec Ellana comme si je revoyais une amie d'enfance perdue. Voilà pourquoi j'étais une fanatique inconditionnelle de Jane Austen et de Tim Burton. Voilà pourquoi j'avais disparu quatre jours entiers lors des débuts de cette guerre, sans que personne ne sache où j'étais. Et voilà pourquoi je voulais emmener un vampire dans mon manoir. Non pas pour le tuer, mais pour le convaincre, le convaincre de mes raisons, et de ma personne.


    -Quentin
    , fis-je. J'aimerais te montrer quelque chose. Si tu me suis, si tu me fais confiance, tu auras ma parole que ni moi, ni aucun autre démon ne te feras le moindre mal.

    Mon visage quitta soudainement son éternelle expression narquoise pour en prendre une plus sage, plus reposée, plus sincère.

    -Bien que je sache que ma parole n'a aucune valeur à tes yeux. C'est pourquoi tu peux poser les conditions que tu désires, va-y, je m'en fout.

    Achevant ma phrase par un son légèrement trop aigu, je retirai mes chaussures, pas à cause des ampoules que je n'avais pas, pas à cause du manque du cohérence quant à l'endroit où nous nous trouvions, mais afin de délaisser ces quelques centimètres qui me faisait être à la même hauteur que Masen, pour être plus petite.
    Le vampire ne s'en rendrait probablement pas compte, mais ceci influencerait probablement son choix, son inconscient se penserait plus puissant, plus haut, et cela, Quentin n'y prêterait même pas attention, mettant certainement cette absence de manières sur le compte d'un quelconque mal de pieds.

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 13 Sep - 17:49

    Me retournant, j’essayai de calmer mes ardeurs. Ma colère était e qu’elle attendait. Ou appréhendait ? Importe quoi ! Elle s’en fiche de moi ! Je m’enfiche d’elle. C’est qu’une gamine immortel, ce qui est pire qu’une salope humaine, désolé du mot. Pour elle la vie est facile, presque futile ! Elle m’énerve à toujours avoir le dernier mot en plus ! Je me sens con quand elle contre toutes mes attaques verbales ! Je me sens débile ! Et je passe pour un gamin. Elle me court sur le système a toujours avoir les réactions que je n’attends pas !
    Ne bougeant toujours pas, elle était de marbre. Elle ne respirait pas très fort, cela doit être une habitude pour elle. Puis elle me proposa de la suivre. Elle voulait partir. Moi je voulais rester, mais ma curiosité l’emportait souvent. Mais je n’avais pas envie de la suivre ,même si elle me donnait sa parole, elle n’a aucune raison de la respecter. A moins qu’elle ai besoin de moi, à moins qu’elle manigance un truc pour me bouffer. Cette idée me fit frissonner, habitude humaine. Je me retournais vers elle. Si elle cachait quelque chose, elle était plutôt doué. Depuis le début de la conversation, je suis resté sur mes gardes, au cas où, mais elle ne donnait pas l’impression de vouloir me manger. Je sais que c’est techniquement pas possible, c’est une expression.
    Ma curiosité l’emportait ,et je posais les conditions qu’elle attendait :

    "Je veux bien t'accompagner à une condition! Que tu me dises maintenant, ce que tu veux et attends de moi! Et à quoi cela te sert de me laisser en vie!"
    Sourcils froncés ,je la fixais intensémement,en attendant sa réaction.
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Dim 13 Sep - 18:39

    J'observai Quentin. Rien qu'au sens de la vue, je devinai qu'il menait un combat intérieur pour ne pas craquer, pour ne pas agir comme un vampire, pour ne pas hurler toute le dégoût, toute la répugnance, toute la haine qu'il pouvait bien avoir à mon égard.

    *Va y Quentin.. Tu ne vas pas pouvoir tenir avec du gibier bien longtemps...* songeai-je. *Va y... Tu attends quoi ?*

    Car je voyais déjà la scène. Je savais que leur gorge pouvait être un supplice lorsqu'ils avaient soif. Et Masen ne s'était pas rassasié. Je le voyais donc à bout de force, n'en pouvant plus de se battre contre sa nature, à se jeter sur moi. Et je connaissais déjà ma réaction. J'attendrai quelques secondes, assez pour qu'il me blesse, pas suffisamment pour que les blessures ne soient trop profondes, avant de contre-attaquer, ce qui ne mènerait à rien.
    Il réfléchissait donc, en silence, tandis que je l'analysai, lui, ses réactions, ses paroles, je me le remémorai, mais ne vis rien que je ne puisse exploiter. Pour l'instant, du moins.
    Les secondes s'écoulèrent, et mon cher vampire se décida enfin à ouvrir la bouche, qui ne laissa s'échapper que quelques mots, rapides, crachés.


    -Je veux bien t'accompagner à une condition! Que tu me dises maintenant, ce que tu veux et attends de moi! Et à quoi cela te sers de me laisser en vie!

    Je n'eus même pas à penser ce que j'allais répondre. Car je n'envisageai nullement de lui mentir. Ni maintenant, ni jamais.

    -Sincèrement, je trouve ta condition assez minime. Je m'attendais à plus.

    Je passai une main dans mes cheveux, les quelques mèches qui tombaient devant mes yeux commençant à m'agacer sérieusement. J'allai m'asseoir sur une pierre, tout aussi humide, verte et mousseuse que les autres, avant de remettre mes chaussures.

    -Tu sais, Quentin, pourquoi les démons tuent ?

    Je n'attendis même pas la réponse. Je savais que, pour eux, si nous tuions, c'était par pur plaisir, simple et jouissif. Mais ne s'étaient-ils jamais demandés si il n'y avait de réelle raison, derrière ces crimes sanglants ?

    -Ils tuent par vengeance. Ils ont tant subit en Enfer, que l'humanité les a quittés. Or, je n'ai aucun souvenir de cette étape. Alors... disons que, bien que mon humanité se soit également fait la malle, je n'ai pas cette vengeance qui me ronge. Voilà pourquoi je tue, mais pas à l'aveuglette. Je le fais si j'ai une raison de le faire. Et, ais-je une raison particulière de te tuer ? Non Quentin... Sache que je ne te considère pas comme inutile, et encore moins comme un gamin. Même si c'est ce que j'ai dis tout à l'heure. Au fond, je suis persuadée que les vampires sont comme les démons. Et ça, j'aimerai que tu t'en rendes compte. Voilà ce que j'attend de toi.

    Chaussures aux pieds, cheveux à peu près remis en place, je me levai. Une demi sourire, la main tendue vers lui, je susurrai :

    -Tu viens maintenant ?

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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Ven 18 Sep - 18:47

    Assis, je la contemplais. Elle ressemblait à s’y méprendre à une humaine. Toutes ses mimiques. La manière de remettre ses cheveux quand une mèche dérange. Cela me rappela une personne que je ne reconnu pas tout de suite. Plus cela me revint. Ce geste était particulier à la seule et unique personne dont je me souvienne de ma vie d’humain. Ma soeur. Une fille toute aussi blonde que Satine ; la peau toute aussi blanche, mais ma sœur avait des traits mesquins que le démons n’a pas. J’aurais pu u penser plus tôt. Mais c’est peut-être bien si ça arrive maintenant, j’étais plus énervé précédemment. Là ça va mieux, cela me retient de l’étrangler, juste parce que je l’associe à une personne dont je ne me souviens que par la méfiance et l’antipathie que je lui portais.
    Les esprits me revinrent quand elle reprit la parole. Je l’écoutais, la fixant de mes prunelles bleues. Elle parlait de sa nature. C’est bizarre, je ne sais pas si j’aurais pu parler de me race ainsi. On pourrait croire qu’elle ne l’étudie plus qu’elle ne la vit. D’un hochement de tête je montrais que je ne pouvais répondre à sa question, mais elle n’attendit même pas mon signe de tête. Puis je la secouais en signe de mécontentement. J’en ai appris aujourd’hui sur les démons, plus que je ne pouvais en prendre.
    Puis je relevai la tête, elle était debout, tel une statue à me fixer en attendant ma réponse. Je me levai à mon tour, et me mit à sa hauteur.Je fixai sa main puis me levai, me mettnt devant elle, ne touchant pas pour autant à sa main. En face d’elle, je plongeai mes prunelles dans les siennes et répondit en suivant mon instinct, suicidaire.

    " Vas devant ,je te suis Myers."
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MessageSujet: Re: Que la vie peut-être ironique...{ Libre   Ven 18 Sep - 21:31

    La main tendue, le regard pétillant, je ne regrettai finalement pas mon escapade en forêt. Comprendre. Voilà ce que j'attendais de cette soirée. Car, au monde, il n'y avait qu'une et unique chose qui m'agaçait réellement. Ce n'était pas la mauvaise musique, ou les mauvais livres. Ce n'était pas cette obsession du temps qu'avait tous ces humains. Ce n'était pas non plus les dudit humains. Ce n'était pas ces conneries que les journaux diffusaient à la vitesse de la lumière chaque jour, auquel n'importe qui se fit aveuglément. Ce n'était pas les problèmes politiques, économiques, sociales, financiers ou judiciaires non plus.
    Non, le seul élément de cette planète qui m'énervait réellement était la bêtise, la bêtise des gens, ce manque effarant de culture, et surtout, oh oui surtout ne pas comprendre.
    Et voilà mon problème. Rien ne devait m'échapper. Ni l'art, ni la littérature, ni les sciences, ni la vie. Absolument rien. Et encore moins ce camp ennemi contre lequel je me battais chaque jour de mon existence. Et Masen m'expliquerait. Non, Masen devait m'expliquer. Celui-ci l'avait d'ailleurs bien compris, car, dans une pulsion suicidaire et folle, il accepta mon offre. Proposition plutôt. Car, moi, je n'avais strictement rien à lui donner en retour.


    -Va devant, je te suis Myers.

    Mon sourire s'agrandit encore. Non pas en raison d'un contentement quelconque. Mais à cause de cette erreur, que même les inconnus ne faisaient pas.

    -Je préfèrerais Satine, dis-je. S'il te plait.

    Et ce bien que je l'eus qualifié de Masen. Lors de mon réveil au Silly's, je n'avais ni nom, ni carte d'identité, ni rien d'ailleurs. Mon nom s'est donc composé de lui même. Satine ? Le moulin rouge bien sûr. Une apparence pulpeuse, avec une personnalité bien dissimulée derrière. Même si a mienne n'était pas très exactement la même que celle de la danseuse de Montmartre.
    Quant à Pleasure, c'était un surnom que l'on m'attribuait dans un bar près d'Edimbourg, en Ecosse. Et, pour finir, Myers était le premier nom qui m'était venu à l'esprit lorsque j'ai dû pour la première fois le donner.
    Il n'avait donc pas lieu d'être. Voilà pourquoi l'ont ne devait pas me nommer ainsi. Je finis donc par lâcher, pour toute conclusion.

    -Mais évite Sat je te prie.

    Et je fis volte-face, direction le manoir. Le chemin n'était pas long, mais légèrement sinueux, et très caillouteux. Ni moi, ni Masen n'était cependant très attentif à ces pierres, tous deux songeurs. Je passai devant mon couteau, toujours coincé entre les ruines, sans le prendre, consciente que mon petit vampire pourrait voir en ce geste beaucoup de raisons de fuir. Et loin.
    Le reste du trajet se fit dans le plus religieux des silences, bien que plusieurs éléments auraient mérité un commentaire. Cette pluie fine, qui commençait à tomber, s'épaississant au fil des minutes. Ce SDF, devant lequel nous passions, fouillant dans une poubelle à la recherche d'un rien qui rendrait sa vie plus supportable. Ce bar, à l'apparence enfumée et soûle, juste à l'extérieur. Cet immeuble, dont une unique fenêtre était ouverte, dont s'échappait le doux son d'une guitare sèche.
    Malgré tous ces détails, qui auraient pu attirer notre précieuse attention, ni ne déclencha la moindre parole.
    Alors nous arrivâmes bientôt au manoir, grand, majestueux, et détestable. Blanc, trop blanc. Clair, lumineux, attrayant, accueillant, et écœurant. Passant le portail, puis le petit jardin d'entrée, trop vert, et qui laissait deviner un passé de perfection, qui se résumait aujourd'hui à une vaste jungle, je devançai Masen, histoire de faire ce qu'une hôtesse était censée faire.
    Je poussai donc la porte d'entrée - déjà ouverte évidemment - et entrai, laissant Quentin la refermer. Un jour, oui, un beau jour je m'offrirai une femme de ménage, qui fera non seulement le fameux ménage, dont la bâtisse avait grand besoin, mais aussi l'accueil des invités, et puis un peu de jardinage peut-être...
    Mais ne nous égarons pas en des sujets inutiles et impropres à la situation.
    Premier pas dans le manoir, première bouffée d'air poussiéreux à mourir.


    -Je ne te propose pas de café ni de vin, supposais-je avec une pointe d'ironie - stupide, j'en conviens. Ce que je voudrais te montrer se trouve en bas, fis-je avec un geste de la main.

    Evidemment, l'occasion, cette occasion unique, était belle. Seuls, je connaissais les lieux, la victoire m'était donc plutôt favorable, mais je devais lui prouver quelque chose avant. Lui prouver que mes dires n'étaient pas un flot de bêtises idiotes et sataniques.
    Je dévalai donc les escaliers, jusqu'à cette chambre d'amis sans intérêt, dont les meubles étaient toujours couverts par des draps blancs, légèrement jaunis par le temps. Ouvrant la porte de cette salle sacrée, j'entrai dans la bibliothèque. Ma, bibliothèque.
    Une bibliothèque que j'avais aménagé, comme celles du XVIIIème siècle, où le moindre détail avait été choisi et façonné pour moi. L'unique pièce de la maison refaite. Et sacrée. Mais cela, je l'ai déjà dis.


    -Assied -toi, proposai-je, bien que je sache que les vampires se foutaient éperdument d'être assis ou non.

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